Le géant de l’énergie TotalEnergies a annoncé une nouvelle découverte d’hydrocarbures sur la licence Moho au large de la République du Congo, marquant une étape stratégique pour un pays qui vise rapidement une production pétrolière de 500 000 barils par jour (bpj). Dirigée par TotalEnergies en tant qu’opérateur (63,5 %) aux côtés de la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC) – dirigée par son directeur général Raoul Ominga – et de Trident Energy, cette découverte visait la structure Moho G au sein du complexe Moho plus large, renforçant ainsi la position du pays en tant que producteur mature de premier plan disposant d’un potentiel inexploité.
La Chambre africaine de l’énergie (AEC) félicite TotalEnergies pour cette dernière réalisation, saluant l’engagement à long terme de l’entreprise envers le secteur amont du Congo. La Chambre reconnaît également le rôle essentiel joué par la SNPC et le ministre des Hydrocarbures Bruno Richard Itoua dans la promotion d’un environnement stable et favorable aux investissements, permettant aux opérateurs internationaux de prospérer. Leur approche collaborative continue de positionner le Congo comme une destination compétitive pour les investissements dans l’exploration ainsi que comme un lieu d’implantation pour les opérateurs étrangers.
Située au sein du prolifique complexe de Moho – qui représente plus de la moitié de la production totale de pétrole du Congo –, la structure Moho G a rencontré une colonne d’hydrocarbures d’environ 160 mètres dans des réservoirs albiens de bonne qualité. Cette découverte vient compléter la précédente découverte de Moho F, les deux gisements combinés présentant des ressources récupérables estimées à 100 milliards de barils. Cette nouvelle découverte est particulièrement significative compte tenu de sa proximité avec les infrastructures de production existantes, ce qui permet des raccordements rentables et une commercialisation accélérée. Cela inclut les installations FPSO d’Alima et de Likouf, qui ont une capacité de production combinée actuelle de 90 000 b/j.
Pour TotalEnergies, cette dernière découverte s’inscrit parfaitement dans les plans de la société visant à étendre sa capacité de production sur les principales licences au Congo. La société s’est engagée à investir plus de 500 millions de dollars d’ici 2025 pour développer le complexe Moho Nord, cette dernière découverte démontrant la viabilité d’une exploration axée sur les infrastructures. En tirant parti des installations FPSO existantes, la découverte de Moho G permettra de mobiliser des ressources supplémentaires dans le plus grand bloc pétrolier du Congo, tout en améliorant la rentabilité globale du projet et sa résilience à long terme.
« La dernière découverte de TotalEnergies au Congo envoie un message fort au marché : c’est un pays où les infrastructures, les politiques et les partenariats se conjuguent pour dégager une réelle valeur. Le Congo prouve que l’exploration ne se limite pas aux bassins pionniers, mais consiste à maximiser ce dont on dispose déjà et à le faire de manière plus intelligente, plus rapide et plus efficace », déclare NJ Ayuk, président exécutif de l’AEC.
Au-delà de Moho Nord, le paysage de l’exploration au Congo continue d’évoluer, les opérateurs recherchant des volumes supplémentaires tant sur les marges offshore que terrestres. Parmi les campagnes majeures, citons le lancement par Perenco, en février 2026, de la plate-forme Kombi 2 – une installation de 200 millions de dollars visant des réserves supplémentaires de 10 millions de barils sur le champ Kombi-Likalala-Libondo II. Cette infrastructure de nouvelle génération accueillera une campagne de forage de six puits à partir de 2026, visant à renforcer la production et à optimiser l’efficacité du champ.
Les ambitions énergétiques du Congo dépassent le secteur pétrolier, le démarrage de l’unité FLNG Nguya, dirigée par Eni, en décembre 2025 marquant la deuxième phase du projet Congo LNG. Cette installation d’une capacité de 2,4 millions de tonnes par an (mtpa) vient compléter le navire Tango, déjà opérationnel et d’une capacité de 0,6 mtpa, portant la capacité totale du projet à 3 mtpa. Ce projet intégré traite le gaz provenant des champs de Nené et de Litchendjili, situés dans la concession Marine XII, faisant du pays le cinquième exportateur de GNL d’Afrique.
Alors que le Congo continue d’harmoniser ses politiques, ses infrastructures et ses investissements, le pays entre dans une nouvelle ère d’exploration, caractérisée non seulement par son ampleur, mais aussi par son exécution stratégique. Face à l’évolution de la demande mondiale et à une sélection plus rigoureuse des capitaux, le modèle congolais offre un plan d’action convaincant pour une croissance durable en amont.













