Conseil des ministres de l'APPO le 14 décembre 2021 à Alger, République algérienne démocratique et populaire

Le Conseil des ministres de l'Organisation des producteurs de pétrole africains (APPO) vient de clôturer sa 41e session ministérielle avec la volonté de poursuivre l'exploitation des immenses ressources pétrolières et gazières de ses pays membres en vue de l'émancipation économique de leurs populations, tout en explorant l'utilisation des énergies renouvelables.

Le Conseil des ministres de l'Organisation des producteurs de pétrole africains (APPO) vient de clôturer sa 41e session ministérielle avec la volonté de poursuivre l'exploitation des immenses ressources pétrolières et gazières de ses pays membres en vue de l'émancipation économique de leurs populations, tout en explorant l'utilisation des énergies renouvelables.

La session qui a été présidée par le Président de l'Organisation, Son Excellence Mohamed Arkab, Ministre des Mines et de l'Energie de la République Algérienne Démocratique et Populaire, a vu la participation des Ministres et Chefs de Délégation des 14 pays membres de l'Organisation, à savoir l'Algérie, l'Angola, le Bénin, le Cameroun, le Tchad, le Congo, la République Démocratique du Congo, l'Egypte, la Guinée Equatoriale, le Gabon, la Libye, le Niger, le Nigéria et l' Afrique du Sud. Étaient également présents les ministres du pétrole et de l'énergie du Sénégal, S.E. Aishatou Sophie Gladima, le vice-ministre de l'énergie du Ghana, Son Excellence Mohamed Amin Adam, le secrétaire exécutif de la Commission de l'énergie de l'Union africaine, M. Rashid Ali Abdalla, et le président exécutif de la Chambre africaine de l'énergie, M. NJ Ayuk, ainsi que d'autres organisations internationales du secteur de l'énergie. 

L'avenir de l'industrie pétrolière et gazière en Afrique à la lumière de la poursuite mondiale de la transition énergétique figurait en tête de l'ordre du jour des discussions ministérielles. Les ministres ont reconnu la réalité du changement climatique et ont exprimé leur soutien à tous les efforts humains visant à lutter contre les dangers du changement climatique. La session a noté que l'approche actuelle de la transition énergétique est une imposition unilatérale où les pays développés qui, pendant plus de cent ans, ont utilisé des combustibles fossiles pour développer leurs économies et leurs sociétés et qui ont toujours été conscients des dangers des émissions de combustibles fossiles, disent maintenant au monde que les combustibles fossiles sont dangereux pour l'humanité et que tout le monde devrait les abandonner.

Les ministres ont noté que cette dynamique de transition énergétique intervient à un moment où les économies africaines sont prêtes à se lancer dans l'industrialisation, qui nécessite beaucoup d'énergie, alors que les économies des pays développés ont désormais besoin de moins d'énergie en raison de leur transformation de l'industrie manufacturière vers la production de connaissances et l'intelligence artificielle.  

Les ministres ont identifié les défis imminents auxquels l'industrie pétrolière et gazière sera confrontée en Afrique, étant donné que les bailleurs de fonds internationaux retirent leur financement à l'industrie et que les institutions de recherche sur le pétrole et le gaz dans les pays développés, qui ont toujours été à la pointe du développement technologique, ferment leurs facultés pétrolières. En ce qui concerne le financement des projets énergétiques sur le continent, le Conseil a décidé de rechercher sur le continent des sources publiques et privées afin de réunir les capitaux nécessaires pour continuer à financer l'industrie pétrolière et gazière. Les membres du Conseil ont convenu que l'Afrique devait revoir sa stratégie car la situation évolue rapidement. L'Afrique devra chercher en son sein l'expertise, la technologie, le financement et les marchés pour ses ressources énergétiques. Le Conseil a noté que le potentiel existe, car l'Afrique a une population énorme de 1,3 milliard de personnes. Il suffit de les mobiliser et de leur donner les moyens d'acheter de l'énergie.

Le Conseil a réaffirmé son engagement en faveur de la protection de l'environnement, soulignant la nécessité de poursuivre les technologies qui permettraient d'utiliser les combustibles fossiles avec une empreinte carbone minimale. En outre, le Conseil a appelé les pays technologiquement avancés et financièrement capables à apporter leur soutien aux pays africains qui sont confrontés aux défis de la transition énergétique. Le Conseil a noté la nécessité de mettre en place des infrastructures énergétiques intra-africaines telles que des pipelines transfrontaliers, des dépôts de produits et des terminaux.

Le Conseil a accueilli cinq nouveaux ministres, S.E. Bruno Jean-Richard ITOUA du Congo, S.E. BUDIMBU NTUBUANGA Didier de la RD Congo, S.E. Thomas CAMARA de la Côte d'Ivoire, S.E. Mohamed Oun de l'État de Libye et S.E. Mahammane Sani Mahammadou du Niger. 

Le Conseil des ministres a élu à l'unanimité S.E. M. Diamantino Pedro Azevedo et S.E. M. Samou Seidou ADAMBI, respectivement ministre des ressources pétrolières de l'Angola et ministre de l'eau et des mines du Bénin, président et vice-président de l'APPO pour l'année 2022.

Enfin, le Conseil des ministres a approuvé la nomination de M. Célestin ENANTO, membre du Conseil d'administration pour le Bénin, et de M. Jean Jacques KOUM, membre du Conseil d'administration pour le Cameroun, respectivement en tant que président et vice-président du Conseil d'administration pour l'année 2022.

La prochaine session ordinaire du conseil ministériel se tiendra en Angola au cours du dernier trimestre de 2022, à une date qui sera communiquée par le pays hôte.

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