Sesakho Magadla, PDG par intérim de la Petroleum Oil and Gas Corporation of South Africa (PetroSA), prendra la parole lors du prochain Forum du G20 sur les investissements énergétiques en Afrique, organisé par la Chambre africaine de l’énergie (AEC) le 21 novembre 2025 à Johannesburg. Dans le prolongement de African Energy Week et en prélude au sommet des dirigeants du G20, ce forum offre à PetroSA une plateforme stratégique pour attirer les investisseurs internationaux, alors que la société s’efforce de revitaliser ses actifs hérités et de renforcer la sécurité énergétique dans tout le pays.
La participation de M. Magadla intervient alors que la société fait l’objet d’une restructuration stratégique, l’entité étant intégrée à la nouvelle South African National Petroleum Company (SANPC). Le lancement de la SANPC marque un tournant important dans le paysage pétrolier et gazier sud-africain et devrait améliorer considérablement la capacité opérationnelle et l’efficacité du secteur. La SANPC a officiellement ouvert ses portes en avril 2025 en tant que filiale à part entière du Central Energy Fund (CEF), formé par la fusion de trois entités publiques – iGas, PetroSA et le Strategic Fuel Fund – et fonctionnant selon un modèle de location et de cession. Cette initiative permet à la SANPC de louer certains actifs des entités fusionnées tout en isolant les dettes héritées de PetroSA et les défis opérationnels de sa raffinerie de gaz liquéfié (GTA) dans la province du Cap-Occidental.

Pour PetroSA, l’intégration au SANPC permet à l’entreprise d’améliorer son efficacité opérationnelle tout en rendant ses actifs plus viables sur le plan commercial. L’un des principaux objectifs est la raffinerie GTL de Mossel Bay, fermée depuis 2020 en raison d’un manque de matières premières. Lorsqu’elle est opérationnelle, la raffinerie produit des produits à haute valeur ajoutée à partir de méthane et de condensats, notamment de l’essence, du diesel, du kérosène, du propène et bien d’autres. Des travaux sont actuellement en cours avec le soutien du CEF pour remettre en état l’installation et résoudre ses contraintes opérationnelles, le défi le plus urgent étant le financement. Alors que le géant gazier russe Gazprom International avait obtenu un contrat pour revitaliser l’installation en 2023, celui-ci a depuis été annulé, soulignant la nécessité de trouver un nouveau partenaire d’investissement pour redémarrer les opérations. Le forum du G20 offre à PetroSA une plateforme stratégique pour attirer les investisseurs internationaux, en alignant ses plans de revitalisation de la raffinerie sur le programme plus large de l’Afrique en matière de gaz naturel et d’industrialisation.
« Le gaz naturel a un rôle essentiel à jouer dans l’avenir énergétique de l’Afrique du Sud, non seulement en tant que combustible plus propre et plus efficace, mais aussi en tant que catalyseur de la croissance industrielle et de la sécurité énergétique. La revitalisation de la raffinerie GTL de Mossel Bay représente plus que la simple remise en service d’un actif ; il s’agit de jeter un pont entre le potentiel gazier en amont de l’Afrique du Sud et ses besoins en carburant en aval. Avec les investissements et le soutien politique appropriés, PetroSA peut positionner la raffinerie au cœur d’un mix énergétique diversifié et résilient qui alimente les industries, crée des emplois et renforce l’autosuffisance nationale », déclare NJ Ayuk, président exécutif de l’AEC.
Grâce à un dialogue de haut niveau et à la conclusion d’accords, le Forum du G20 soutient l’objectif de PetroSA d’attirer des capitaux pour l’approvisionnement en matières premières, la modernisation des infrastructures et l’intégration en aval, autant d’éléments essentiels pour garantir l’approvisionnement durable de l’Afrique du Sud en carburant, réduire sa dépendance vis-à-vis des importations et renforcer la résilience du pays face aux perturbations énergétiques mondiales. Le forum offre également à l’Afrique du Sud une opportunité stratégique de s’engager auprès des entreprises énergétiques internationales afin de faire avancer les projets gaziers offshore, dont la plupart ont été bloqués en raison de l’opposition des défenseurs de l’environnement. Pour l’avenir énergétique du pays, le développement du gaz naturel en amont – et des infrastructures en aval qui y sont associées – représente une priorité absolue, ouvrant la voie à un meilleur accès aux carburants et à une croissance économique durable.
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