Le ministre congolais Onanga entend accélérer les transactions, promouvoir le potentiel local et développer le FLNG dans le cadre d’une nouvelle offensive d’investissement

Les discussions de haut niveau entre le ministre des Hydrocarbures de la République du Congo, Stev Simplice Onanga, et la Chambre africaine de l'énergie ont porté sur l’accélération du flux de transactions, le renforcement du potentiel local et de la SNPC, ainsi que la promotion de l’expansion du FLNG afin de positionner le pays comme une plaque tournante régionale du gaz.

La Chambre africaine de l’énergie (AEC) a renforcé son partenariat stratégique avec la République du Congo à la suite d’une réunion de haut niveau entre son président exécutif, NJ Ayuk, et le ministre des Hydrocarbures nouvellement nommé, Stev Simplice Onanga, qui s’est tenue cette semaine à Brazzaville. Cette rencontre a ouvert la voie à une nouvelle initiative visant à accélérer les investissements, à renforcer les capacités locales et à étendre la présence du pays dans le secteur du GNL.

Organisée peu après la nomination du ministre Onanga, cette réunion a souligné un engagement commun en faveur de la conclusion d’accords plus rapides et plus efficaces dans l’ensemble du secteur pétrolier et gazier congolais. Les deux parties ont souligné que la réduction des délais dans l’approbation et l’exécution des projets sera essentielle pour maintenir la compétitivité du Congo et attirer de nouveaux capitaux vers l’amont et le développement gazier.

Le développement d’une industrie locale plus forte a été au cœur des discussions. Le ministre Onanga a clairement exprimé son ambition de voir les entreprises congolaises dépasser leur rôle traditionnel de prestataires de services pour devenir des opérateurs, des titulaires de licences et des acteurs régionaux capables de rivaliser sur les marchés africains. Cela implique de créer des entreprises qui non seulement soutiennent les projets nationaux, mais peuvent également exporter leur expertise et leurs services au-delà du Congo.

L’AEC a salué cette vision et s’est engagée à travailler en étroite collaboration avec le ministère pour aider à développer une nouvelle génération d’entreprises congolaises compétitives. Cet effort se concentrera sur le renforcement des capacités techniques, l’élargissement de l’accès aux opportunités dans le développement des champs et le forage, et la garantie que les entreprises locales soient en mesure de participer de manière plus significative à l’ensemble de la chaîne de valeur.

Parallèlement, le ministre Onanga a appelé à une collaboration renforcée pour consolider la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC), dans le but de la transformer en l’une des principales compagnies pétrolières nationales d’Afrique. L’objectif est que la SNPC évolue au-delà de son modèle actuel de partenariat avec des compagnies pétrolières internationales pour assumer un rôle plus opérationnel : gérer des actifs, diriger des projets et mener l’exploration et la production tant au niveau national qu’international à terme.

« Le Congo s’attache à construire un écosystème énergétique national plus solide à partir de la base », a déclaré M. Ayuk. « Nous avons convenu avec le ministre de la nécessité de faire des entreprises congolaises des acteurs compétitifs capables de s’étendre au-delà des frontières. Le renforcement de la SNPC est au cœur de cette démarche, afin qu’elle devienne un opérateur plus actif, gérant et développant des actifs. Il s’agit de renforcer les capacités à long terme du pays et de positionner le Congo comme une force de premier plan dans le secteur énergétique africain. »

Au-delà du développement de l’industrie locale, la réunion a réaffirmé l’ambition plus large du Congo de renforcer sa position au sein du paysage énergétique africain. Le ministre Onanga a souligné son intention d’aligner la stratégie nationale sur les priorités continentales, en s’appuyant sur son expérience en tant qu’ancien président du Conseil des gouverneurs de l’Organisation des producteurs africains de pétrole (APPO). La poursuite de la collaboration avec des institutions telles que l’APPO et l’OPEP restera au cœur de cette approche.

Le développement du gaz – en particulier le GNL flottant (FLNG) – est apparu comme un autre pilier clé de la discussion. Le Congo a déjà réalisé des progrès significatifs grâce à des projets tels que le développement Congo LNG d’Eni, où le FLNG Tango de 0,6 mtpa et la future installation FLNG de Nguya devraient porter la capacité d’exportation de GNL du pays à environ 3 mtpa.

S’appuyant sur cette dynamique, les discussions ont mis en évidence le potentiel de nouveaux développements FLNG. Grâce aux discussions en cours sur de nouveaux projets et à la convergence de conditions favorables, une future expansion du FLNG pourrait accroître encore la production et redéfinir le rôle du Congo sur le marché régional du gaz. L’augmentation des capacités permettrait non seulement de renforcer les recettes d’exportation, mais aussi de soutenir l’utilisation du gaz sur le marché intérieur et la croissance industrielle.

« Avec le ministre Onanga, nous constatons un engagement réel à faire avancer les choses : accélérer les accords, autonomiser les entreprises congolaises et développer le GNL », a ajouté M. Ayuk. « Les conditions sont réunies pour que le Congo devienne le leader continental du GNL flottant. Si cette dynamique se poursuit, il ne fait aucun doute que le pays pourra se positionner comme l’une des principales plaques tournantes du gaz en Afrique. »

En mettant à nouveau l’accent sur l’accélération des investissements, le développement de l’industrie locale et l’expansion du GNL, l’engagement de l’AEC auprès du Congo marque le début d’une phase davantage axée sur l’exécution pour le secteur énergétique du pays – une phase visant à créer de la valeur sur le territoire national, à renforcer l’influence régionale et à assurer une croissance à long terme.

La Chambre africaine de l'énergie publie les perspectives pétrolières et gazières pour le premier trimestre 2022

La Chambre africaine de l'énergie (AEC) est fière d'annoncer la publication de l'AEC Q1 2022 Outlook, "The State of African Energy" (L'état de l'énergie en Afrique) - un rapport complet analysant les tendances qui façonneront le marché mondial et africain du pétrole et du gaz en 2022.

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