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La Namibie adapte ses infrastructures aux projets pétroliers offshore

La Namibie renforce ses infrastructures, ses politiques et ses capacités locales afin de soutenir le développement pétrolier offshore, grâce à d’importantes découvertes, à la modernisation des ports et aux investissements du secteur privé qui favorisent la progression vers la première production de pétrole.
NIEC Offshore article

Le secteur pétrolier et gazier offshore namibien passe rapidement du statut de réussite en matière d’exploration pionnière à une phase de développement industriel à grande échelle, le bassin d’Orange s’imposant comme l’un des gisements en eaux profondes les plus prometteurs au monde. Alors que le pays se dirige vers une première production de pétrole avant 2030, l’accent s’est résolument déplacé vers la préparation des infrastructures, la clarté réglementaire et le développement des capacités locales nécessaires pour soutenir des opérations offshore complexes à grande échelle.

L’activité en amont continue de prendre de l’ampleur, portée par une série de découvertes de plusieurs milliards de barils réalisées par TotalEnergies, Shell et Galp. En tant que porte-parole du secteur énergétique africain, la Chambre africaine de l’énergie (AEC) soutient la transition de la Namibie vers la phase d’exécution.

« Un développement opportun des projets, des infrastructures habilitantes et des cadres institutionnels solides seront essentiels pour maintenir la confiance des investisseurs et produire les premiers barils de pétrole dans les délais prévus », déclare NJ Ayuk, président exécutif de l’AEC.

Mosiziwe Nokwe-Macamo, membre du comité consultatif de l’AEC, a fait écho à ces remarques lors de la Conférence internationale sur l’énergie de Namibie (NIEC) qui s’est tenue cette semaine à Windhoek, soulignant qu’« il faut comprendre quelles sont les limites entre les secteurs public et privé. Il est très difficile pour l’un ou l’autre de s’y lancer seul. Certains investissements majeurs dans les infrastructures doivent être réalisés, mais d’un point de vue budgétaire, la plupart des gouvernements ne sont pas en mesure de relever simultanément les énormes défis infrastructurels auxquels nous sommes confrontés. »

Le projet Venus reste le plus avancé, avec une décision finale d’investissement attendue en 2026 et une première production de pétrole prévue d’ici 2029 via un navire FPSO d’une capacité estimée à 150 000 barils par jour. La découverte de Mopane par Galp, qui pourrait contenir jusqu’à 10 milliards de barils équivalent pétrole, fait l’objet d’une campagne d’évaluation accélérée, tandis que Shell continue de délimiter ses découvertes de Graff et Jonker malgré des complexités techniques. Le secteur a également attiré de nouveaux capitaux, bp ayant fait son entrée en Namibie en avril 2026 grâce à l’acquisition d’une participation opérationnelle de 60 % dans des blocs offshore du bassin de Walvis.

Ce pipeline en amont s’appuie sur un effort national coordonné visant à développer les infrastructures. Les discussions au NIEC – dont l’AEC est un partenaire stratégique – ont souligné le rôle central des ports, de la logistique et des services maritimes pour permettre un développement offshore à grande échelle. Richard Mutonga Ibwina, directeur des opérations portuaires chez Namport, l’entreprise publique namibienne, a mis en avant le rôle de l’autorité en tant que catalyseur central de la logistique énergétique offshore, alors que les travaux de modernisation à Walvis Bay et Lüderitz s’accélèrent. L’extension du port de Lüderitz, d’un coût de 4 milliards de dollars namibiens – comprenant une prolongation de 500 mètres du mur de quai et 14 hectares de terres gagnées sur la mer – devrait commencer à fournir de la capacité d’ici 2027, tandis que Walvis Bay continue de s’étendre grâce à des investissements du secteur privé.

Cette offensive en matière d’infrastructures est portée par une forte coordination entre les secteurs public et privé. Benjamin Stenning, directeur général d’Africa Global Logistics en Namibie, a mis en avant la collaboration en cours avec Namport, notamment l’investissement de près de 800 millions de dollars namibiens dans la capacité des terminaux et les efforts conjoints visant à développer des centres de formation destinés à combler les lacunes en matière de compétences logistiques et maritimes.

La Namibie se positionne également comme une plaque tournante régionale pour les services FPSO, mais le financement et le calendrier restent des considérations essentielles. Stig Bøtker, directeur du développement commercial de la société de services Altera Infrastructure Production, a souligné le défi que représente le développement d’infrastructures à grande échelle avant que les flux de revenus ne soient assurés, renforçant ainsi la nécessité d’un alignement minutieux entre le déploiement des capitaux et les calendriers des projets. De ce fait, les entreprises locales s’engagent très tôt pour capter de la valeur. Ralph Ruiters, directeur général de la société de services logistiques Manica Group Namibia, a fait état d’une confiance croissante du secteur privé, les entreprises mobilisant des capitaux et obtenant des contrats pour fournir des services intégrés de logistique, de dédouanement et de soutien offshore.

Les fournisseurs de technologies internationaux jouent également un rôle essentiel. Christophe Dieumegard, de la société pétrolière TechnipFMC, a souligné l’importance des solutions sous-marines intégrées, d’une implication précoce dans les projets et d’une exécution rigoureuse pour accélérer la mise en production tout en réduisant les risques liés aux développements offshore complexes. Le renforcement des capacités reste au cœur de cette approche, TechnipFMC alignant le développement des compétences sur les calendriers des projets grâce à des programmes structurés, notamment son cours d’ingénierie sous-marine dispensé en collaboration avec l’Université des sciences et technologies de Namibie.

Le soutien politique progresse en parallèle. La politique nationale sur le potentiel local en amont vise une participation locale de 15 % d’ici 2030, tandis que des institutions telles que Petrofund et le Conseil namibien de promotion et de développement des investissements facilitent le développement des compétences et l’intégration des fournisseurs. Les réformes réglementaires, notamment le projet de loi modificatif sur le pétrole (exploration et production), visent à renforcer la confiance des investisseurs, tandis que les projets de construction d’une nouvelle raffinerie près de Walvis Bay témoignent de l’ambition d’accroître la valeur ajoutée en aval.

Le succès de la Namibie dépendra en fin de compte de la mise en œuvre : il s’agit d’aligner les investissements en amont sur le déploiement des infrastructures et les capacités locales. Pour les investisseurs, l’opportunité ne réside pas seulement dans le potentiel des ressources, mais aussi dans un écosystème en plein essor, conçu pour une croissance à long terme et évolutive.

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