Forte d’une expérience de plus de dix ans dans les domaines de la RSE, de la communication et de la transformation numérique, Rana Badi, responsable de projet RSE chez TotalEnergies en Libye, met à profit ses deux masters pour mener à bien des programmes d’investissement social et de développement durable à fort impact. Mme Badi est reconnue comme l’une des 20 femmes de moins de 40 ans les plus prometteuses dans le secteur de l’énergie pour son engagement en faveur du développement de l’énergie durable en Afrique.
Pourriez-vous nous présenter brièvement votre parcours dans le secteur de l’énergie qui vous a conduit à votre poste actuel ? Quelles sont les réalisations ou les étapes clés dont vous êtes particulièrement fière ?
J’ai commencé ma carrière en tant qu’assistante opérationnelle avant d’évoluer vers un poste de supervision de la communication interne. Cela m’a ouvert la voie vers l’administration des ressources humaines et le soutien à la formation, ce qui m’a permis d’acquérir une connaissance précieuse du développement des personnes et de la culture organisationnelle. Je suis ensuite passée à la direction de projets RSE et à la gestion de la communication externe, où j’ai découvert ma passion pour la création d’un impact significatif au-delà de l’entreprise. L’une de mes réalisations dont je suis la plus fière est la mise en œuvre d’initiatives sociales percutantes pour les communautés locales. Par exemple, j’ai mené à bien le développement de sept terrains de football dans la région d’Essider, offrant ainsi des espaces de loisirs accessibles à toutes les villes voisines. Ce projet a non seulement favorisé l’engagement communautaire, mais a également soutenu plusieurs objectifs de développement durable des Nations unies.
Le secteur de l’énergie est connu pour sa complexité. Quels ont été les principaux défis auxquels vous avez été confrontée et comment les avez-vous surmontés pour atteindre vos objectifs ?
L’un des principaux défis auxquels j’ai été confrontée au début de ma carrière a été d’entrer dans un secteur principalement dominé par des ingénieurs et des experts techniques. En tant que professionnelle non technique, il m’a d’abord semblé difficile de trouver ma place et de démontrer la valeur que je pouvais apporter. Cependant, j’ai eu la chance de faire partie d’une organisation comme TotalEnergies qui valorise véritablement la diversité des talents. Grâce à des programmes de formation sur mesure, à des opportunités d’apprentissage continu et à un mentorat solide, j’ai pu acquérir les connaissances et la confiance nécessaires pour apporter une contribution significative. Cette expérience m’a appris qu’avec un état d’esprit et un soutien appropriés, les compétences non techniques peuvent compléter l’expertise technique et apporter une réelle valeur ajoutée à l’industrie.
Quels conseils donneriez-vous aux jeunes femmes qui aspirent à exceller dans le secteur de l’énergie ? Y a-t-il des stratégies ou des mentalités spécifiques qui vous ont aidée à surmonter les obstacles et à atteindre votre position actuelle ?
Mon conseil aux jeunes femmes qui aspirent à faire carrière dans le secteur de l’énergie est de mener leurs projets avec détermination et de toujours rester curieuses. Il s’agit d’un secteur en constante évolution, il est donc essentiel de se tenir informée et de s’engager dans un apprentissage continu. Il est également important de développer sa résilience : considérez les défis non pas comme des obstacles, mais comme des opportunités d’innover, de grandir et de prouver vos capacités. Dans le même temps, ne sous-estimez jamais le pouvoir de la collaboration : recherchez des perspectives diverses, construisez des réseaux significatifs entre les disciplines et les cultures, et soutenez-vous les uns les autres. Avec le bon état d’esprit et la bonne détermination, les femmes peuvent non seulement réussir, mais aussi jouer un rôle essentiel dans l’avenir du secteur de l’énergie.
Une carrière dans le secteur de l’énergie peut être exigeante. Pourriez-vous décrire une journée type dans votre vie ?
En tant que mère de deux enfants travaillant dans le monde de l’entreprise, mes journées peuvent certainement être exigeantes. Il n’est pas toujours facile de trouver le bon équilibre entre carrière et famille, mais je pense que c’est essentiel pour réussir à long terme. Je m’efforce avant tout de rester organisée, en définissant clairement mes priorités personnelles et professionnelles. Cela me permet de gérer efficacement mes responsabilités tout en restant pleinement présente pour ma famille. Pour moi, maintenir cet équilibre ne se résume pas à une simple gestion du temps, il s’agit de veiller à ce que le travail et la vie privée se complètent de manière durable.
À l’avenir, quels changements ou progrès espérez-vous voir dans le secteur de l’énergie ? Comment envisagez-vous votre rôle dans la construction de cet avenir ?
À l’avenir, j’espère voir davantage de femmes occuper des postes de direction dans le secteur de l’énergie. La présence d’un plus grand nombre de femmes à des postes de direction apportera non seulement des perspectives diverses, mais inspirera également les générations futures à s’imaginer faire partie de cette industrie. Dans mon rôle actuel de responsable de projets RSE liés à l’éducation, je me considère comme un pont entre l’expertise d’aujourd’hui et les talents de demain. Notre programme annuel TotalEnergies University, dans le cadre duquel nous proposons aux jeunes diplômés 40 heures de formation dispensées par des employés retraités, en est un exemple. Cette initiative permet à des professionnels expérimentés de transmettre leurs connaissances et leur savoir-faire, tout en donnant à la jeune génération les outils et la confiance nécessaires pour poursuivre une carrière dans le secteur de l’énergie. C’est ainsi que je peux contribuer à façonner un secteur énergétique plus inclusif, plus informé et plus tourné vers l’avenir.













