La Chambre africaine de l’énergie (AEC), porte-parole du secteur énergétique africain, effectuera une visite de travail au Sénégal du 12 au 14 novembre, dans le but de renforcer les partenariats, d’attirer de nouveaux investissements et de soutenir la croissance continue du secteur énergétique régional. Sous la direction de son président exécutif, NJ Ayuk, l’AEC participera à des réunions avec des hauts fonctionnaires, des régulateurs et des dirigeants du secteur privé, afin d’explorer de nouvelles voies de collaboration et de mettre en lumière les opportunités d’investissement émergentes dans l’ensemble du secteur énergétique MSGBC.
Cette visite de travail précède la conférence MSGBC Oil, Gas & Power 2025, qui se tiendra à Dakar, au Sénégal, du 8 au 10 décembre. Organisée sous le patronage de Bassirou Diomaye Faye, président de la République du Sénégal, cette manifestation réunit des investisseurs mondiaux et des gouvernements régionaux, facilitant les transferts de capitaux et de technologies et créant des synergies pour un développement économique inclusif. En présentant les étapes importantes des projets, en donnant un aperçu des réformes politiques et en soulignant les nouvelles opportunités d’investissement dans le pétrole, le gaz, les énergies renouvelables et l’exploitation minière, cet événement confirme la position de la région MSGBC en tant que pôle de développement énergétique et minier.
La région MSGBC entre dans une période de transformation importante, alimentée par le lancement de projets offshore d’hydrocarbures et l’augmentation des nouvelles opportunités d’exploration et de production. Le Sénégal est à l’avant-garde de cette transformation, avec le lancement du développement du champ pétrolier de Sangomar en 2024 et du projet GNL Greater Tortue Ahmeyim (GTA) en 2025. Le pays se tourne désormais vers la phase deux du projet GTA tout en recherchant des partenaires pour faire avancer le projet gazier Yakaar-Teranga. Afin de soutenir davantage les investissements, le pays a annoncé qu’il révisait ses codes pétroliers et gaziers avant le MSGBC Oil, Gas & Power 2025, avec des révisions axées sur la transparence, le potentiel local et la garantie que les revenus profitent aux citoyens sénégalais.
« Le Sénégal représente l’une des réussites les plus prometteuses de l’Afrique dans le domaine de l’énergie. Des développements gaziers de classe mondiale aux politiques audacieuses de transition énergétique, le pays établit une référence en matière d’attraction des investissements, de création d’opportunités locales et de promotion d’une croissance inclusive. À travers notre visite de travail, nous souhaitons approfondir la collaboration avec nos partenaires sénégalais et veiller à ce que la région MSGBC continue d’être un moteur dans la construction de l’avenir énergétique de l’Afrique », a déclaré NJ Ayuk, président exécutif de l’AEC.
Les opportunités énergétiques de la région MSGBC transcendent le Sénégal, les pays voisins de la région s’engageant fortement dans les investissements énergétiques. Fort du démarrage de la production à GTA, la Mauritanie se tourne vers la prochaine phase de son développement énergétique, recherchant des investissements étrangers dans des projets gaziers tout en faisant progresser le développement de l’hydrogène vert. Le pays recherche actuellement des partenaires pour faire avancer le développement du projet gazier BirAllah, qui recèle des réserves estimées à 80 000 milliards de pieds cubes, et a récemment lancé un appel d’offres pour le développement d’un projet de conversion du gaz en électricité de 230 MW. D’ici 2040, le pays vise à produire jusqu’à 10 millions de tonnes d’hydrogène vert par an, avec des avancées en cours dans le cadre des développements AMAN de 30 GW et Project Nour de 10 GW.
La Guinée-Bissau mise également sur les découvertes de pétrole et de gaz, le géant énergétique Chevron ayant récemment obtenu l’exploitation de deux blocs d’exploration pétrolière. La société acquiert une participation dans les blocs 5B et 6B et prévoit d’exploiter les données sismiques existantes pour évaluer les options de test du système pétrolier. Le pays s’efforce également d’améliorer sa législation en matière de pétrole et de gaz, grâce à un accord de coopération signé avec l’Azerbaïdjan. La Guinée Conakry est en train de finaliser les conditions d’un cycle d’octroi de licences pour 22 blocs dans le cadre de ses efforts pour attirer les investissements dans les blocs d’exploration frontaliers. Bien que le pays ne soit pas encore producteur de pétrole et de gaz, des efforts sont en cours pour inverser cette tendance. La création d’un centre national de visualisation des données sismiques en partenariat avec SLB et TGS soutient l’exploration en réduisant les risques et en encourageant le forage.
Parallèlement, la Gambie est en train d’élaborer un nouveau projet de loi sur l’exploration, le développement et la production pétrolière, dans le but d’améliorer la transparence et d’encourager les investissements. Ces efforts renforcent non seulement l’attractivité de la région en matière d’investissements, mais confirment également sa position d’acteur émergent sur les marchés mondiaux du pétrole et du gaz. La visite de travail de l’AEC mettra en lumière non seulement les opportunités énergétiques du Sénégal, mais aussi celles de la région MSGBC dans son ensemble. En facilitant le dialogue entre les décideurs politiques et les investisseurs, cette visite, ainsi que la prochaine conférence MGSBC, feront progresser les projets énergétiques en encourageant de nouvelles entrées sur le marché régional.













