Les campagnes des ONG contre Perenco menacent le développement énergétique en RDC

L’Afrique a besoin d’investisseurs responsables dans le secteur de l’énergie, capables de créer des emplois, de soutenir les communautés et d’élargir l’accès à l’énergie – et non de discours qui sapent les entreprises motrices du développement du continent.
Perenco AEC

Les récentes critiques à l’encontre des activités de Perenco en République démocratique du Congo (RDC) ont une nouvelle fois mis en lumière l’un des plus grands défis de l’Afrique en matière de développement énergétique : les campagnes de dénigrement menées par les ONG.

Bien que présentée comme une remise en cause des performances environnementales d’une seule entreprise, cette campagne s’inscrit dans une tendance plus large d’attaques menées par des ONG contre le développement pétrolier africain. En tant que porte-parole du secteur énergétique africain, la Chambre africaine de l’énergie (AEC) condamne fermement cette attaque, qu’elle considère comme une tentative directe de mettre un terme aux activités de Perenco, de limiter l’exploration pétrolière en RDC et d’empêcher tout développement significatif de l’économie du pays.

Cette polémique fait suite à des allégations publiées par Human Rights Watch concernant les impacts environnementaux liés aux opérations de Perenco à Muanda, ainsi qu’à une étude environnementale commandée par le gouvernement qui a identifié des domaines nécessitant une attention particulière. Perenco a contesté certains aspects de ces conclusions, affirmant qu’elle opère conformément à la réglementation en vigueur et qu’elle a mis en œuvre des mesures de gestion environnementale dans l’ensemble de ses activités.

Pour l’AEC, ce dernier rapport illustre une tactique par laquelle les ONG s’appuient sur une rhétorique sensationnaliste plutôt que sur des faits et des évaluations techniques pour promouvoir un discours mensonger sur les activités des entreprises énergétiques. Cette approche a été observée dans d’autres campagnes de dénigrement, et l’AEC exhorte vivement le gouvernement de la RDC à veiller à ne pas tomber dans ce piège.  

Perenco est présente en RDC depuis plus de deux décennies et s’est imposée comme le seul opérateur pétrolier en production du pays par l’intermédiaire de sa filiale onshore Perenco Rep et de sa filiale offshore Muanda International Oil Company. Les activités de la société assurent une production combinée moyenne d’environ 19 500 barils de pétrole par jour et emploient environ 1 500 ressortissants congolais, contribuant ainsi à l’activité économique locale et au secteur énergétique du pays.

Au-delà de la production, Perenco a investi dans des infrastructures et des initiatives de développement communautaire à Muanda. Grâce à sa centrale électrique au gaz de 20 MW, l’entreprise alimente en électricité les installations locales, notamment celles de la Société nationale d’électricité, tout en fournissant de l’électricité à la ville de Muanda et aux villages environnants.

L’entreprise a également soutenu des programmes communautaires axés sur l’éducation, la santé, les infrastructures, l’accès à l’eau, l’électricité, l’emploi, la culture, le sport et les initiatives environnementales. Dans l’ensemble de ses activités mondiales, Perenco a mis l’accent sur ses efforts visant à améliorer la gestion environnementale, à réduire les émissions et à renforcer l’efficacité opérationnelle.

« L’Afrique ne peut pas se permettre de faire fuir les entreprises qui investissent dans notre avenir », a déclaré NJ Ayuk, président exécutif de l’AEC. « Perenco opère depuis plus de deux décennies en RDC, créant des emplois, soutenant les communautés, investissant dans les infrastructures et contribuant à fournir de l’énergie là où elle est le plus nécessaire. Les entreprises opérant en Afrique doivent rendre des comptes, mais cette obligation ne doit pas servir de prétexte pour nuire aux investisseurs responsables qui aident les pays africains à développer leurs ressources et à lutter contre la précarité énergétique. »

L’AEC estime qu’une exploitation responsable des ressources nécessite à la fois une surveillance environnementale rigoureuse et la reconnaissance des entreprises qui œuvrent à la création d’opportunités économiques à travers le continent. L’Afrique ne peut pas parvenir à l’industrialisation, renforcer sa sécurité énergétique ni élargir l’accès à une énergie fiable sans les investissements d’opérateurs expérimentés disposant de l’expertise technique et des capitaux nécessaires au développement de ses ressources.

La RDC, comme de nombreux pays africains, est confrontée au défi de trouver un équilibre entre la protection de l’environnement et la nécessité de tirer parti de ses ressources naturelles pour assurer sa transformation économique. Atteindre cet équilibre nécessite des institutions réglementaires solides, des processus transparents et des partenariats entre les gouvernements, les entreprises et les communautés.

Alors que la concurrence mondiale pour les investissements énergétiques s’intensifie, l’Afrique doit veiller à ce que les débats légitimes sur l’environnement ne deviennent pas un frein général au développement responsable. L’avenir du continent dépend de sa capacité à attirer des entreprises engagées dans des partenariats à long terme, des opérations responsables et la création de valeur partagée.

L’AEC continuera de plaider en faveur d’un secteur énergétique qui soutienne à la fois la responsabilité environnementale et le progrès économique, en reconnaissant que les objectifs de développement de l’Afrique nécessitent des investissements, de l’expertise et des partenariats.

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La Chambre africaine de l'énergie (AEC) est fière d'annoncer la publication de l'AEC Q1 2022 Outlook, "The State of African Energy" (L'état de l'énergie en Afrique) - un rapport complet analysant les tendances qui façonneront le marché mondial et africain du pétrole et du gaz en 2022.

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