Le développement du parc FLNG du Congo place le gaz au cœur de sa stratégie énergétique

Alors que de nouveaux projets de GNL flottant voient le jour parallèlement aux capacités existantes, la République du Congo met progressivement en place un secteur gazier plus évolutif et davantage tourné vers l'exportation.

La République du Congo entre dans une nouvelle phase de développement gazier, avec plusieurs projets de GNL flottant (FLNG) en cours de réalisation en mer. Ce qui a commencé comme une solution d’exportation unique évolue désormais vers un système plus large à plusieurs unités. Parallèlement aux unités opérationnelles de Tango et Nguya, un projet FLNG proposé par Trident Energy ajouterait une capacité supplémentaire tout en introduisant un modèle plus flexible pour le traitement du gaz sur différents sites.

Le FLNG de Tango, qui a commencé à exporter du GNL fin 2023 dans le cadre du projet Congo LNG, a marqué l’entrée du pays sur les marchés internationaux du gaz. L’unité FLNG Nguya a depuis été mise en service dans le cadre de la deuxième phase du projet, augmentant considérablement la capacité de liquéfaction et portant la production totale à environ 3 millions de tonnes par an. Ces deux installations ont fait du Congo l’un des rares pays d’Afrique subsaharienne à exploiter plusieurs unités FLNG, jetant ainsi les bases d’une commercialisation élargie du gaz et d’un développement offshore accru.

Un projet FLNG mené par Trident prolongerait cette approche. Contrairement aux unités existantes étroitement liées à des gisements spécifiques, il devrait fonctionner davantage comme une infrastructure partagée, capable de traiter le gaz provenant de plusieurs opérateurs à travers le bassin. Outre la monétisation de ses propres volumes, il créerait un débouché pour le gaz associé qui, sans cela, risquerait de rester inexploité.

Cela est particulièrement pertinent dans le contexte des restrictions imposées par le Congo sur le torchage systématique du gaz. Lorsque le gaz ne peut être réinjecté ou exporté, la production pétrolière a toujours été limitée. À mesure que les capacités FLNG se développent, la gestion du gaz devient un facteur moins limitant, permettant aux gisements offshore d’avancer avec moins de goulots d’étranglement au niveau de la production.

Pour des entreprises telles que TotalEnergies, cette évolution revêt une importance croissante à mesure que le développement de la licence Moho se poursuit. En avril 2026, TotalEnergies a annoncé une nouvelle découverte d’hydrocarbures sur la structure Moho G, faisant suite à des découvertes antérieures dans la région, avec des ressources récupérables combinées estimées à près de 100 millions de barils. Si les développements devraient s’appuyer sur les infrastructures offshore existantes, la poursuite de la croissance de la production dépendra de la fiabilité des filières de traitement et de commercialisation du gaz.

Alors que le Congo renforce l’application des restrictions sur le torchage et encourage une plus grande utilisation du gaz, l’accès aux capacités FLNG – existantes et prévues – offre une solution pratique pour gérer le gaz associé tout en maintenant la production pétrolière. Avec TotalEnergies et Trident tous deux actifs sur la licence Moho, l’expansion des infrastructures gazières offshore a des implications qui s’étendent à de multiples projets.

Dans le même temps, le FLNG offre un modèle de développement plus progressif que les usines de liquéfaction terrestres. Les unités peuvent être déployées plus rapidement et alignées étroitement sur les centres de production offshore, ce qui permet d’adapter la capacité par phases à mesure que de nouvelles ressources sont mises en service.

« Ce qui se passe au Congo montre que lorsque l’infrastructure est en place, tout le reste suit », déclare NJ Ayuk, président exécutif de la Chambre africaine de l’énergie. « Les entreprises peuvent produire, les gouvernements peuvent en tirer des revenus et le gaz n’est pas laissé à l’abandon. C’était le chaînon manquant sur de nombreux marchés africains. »

Avec deux unités FLNG désormais en service et des capacités supplémentaires à l’étude, le Congo est en train de redéfinir progressivement la manière dont ses ressources gazières sont développées et exportées. Si le rythme dépendra des décisions d’investissement finales, la direction à suivre est claire : le gaz devient un pilier central de la stratégie énergétique du pays, soutenu par une infrastructure offshore en pleine expansion.

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La Chambre africaine de l'énergie (AEC) est fière d'annoncer la publication de l'AEC Q1 2022 Outlook, "The State of African Energy" (L'état de l'énergie en Afrique) - un rapport complet analysant les tendances qui façonneront le marché mondial et africain du pétrole et du gaz en 2022.

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