L’AEC soutient l’accord gazier de Loran au Venezuela alors que BP, XRG et UCC font progresser le développement offshore

L'AEC apporte son soutien à l'accord gazier de Loran au Venezuela alors que BP, XRG et UCC font progresser le développement, l'investissement et l'intégration énergétique régionale à travers le Venezuela.

Depuis le palais de Miraflores à Caracas, la présidente Delcy Rodríguez, la ministre des Hydrocarbures Paula Henao et le président de PDVSA Héctor Obregón ont présidé la signature de l’accord de transfert de participation pour la phase II de la licence d’exploration et de production de gaz non associé dans le bloc 2 de la Plataforma Deltana. Cet accord rassemble bp, XRG (la branche d’investissement international de l’Abu Dhabi National Oil Company) et la société qatarie UCC Oil and Gas, chaque entreprise détenant une participation égale, bp agissant en tant qu’opérateur.

La Chambre africaine de l’énergie (AEC) soutient cet accord, qu’elle considère comme une avancée significative pour le secteur gazier vénézuélien et comme une nouvelle preuve que les investisseurs internationaux répondent aux efforts du pays visant à relancer son industrie énergétique. La Chambre a déjà mis en place un cadre de coopération avec le ministère vénézuélien des Hydrocarbures et PDVSA, portant sur la promotion des investissements, la coopération technique, le développement des compétences et une collaboration plus large dans le secteur de l’énergie.

« Le Venezuela dispose de l’une des plus grandes réserves d’hydrocarbures au monde, et son renouveau des relations avec les investisseurs internationaux pourrait redéfinir les investissements énergétiques dans toute l’Amérique latine », déclare NJ Ayuk, président exécutif de l’AEC. « L’accord de Loran montre ce qu’il est possible de réaliser lorsque des ressources de classe mondiale sont associées à des investissements internationaux, à une expertise technique et à des partenariats adaptés. »

Loran fait partie de la structure géologique plus vaste de Loran-Manatee, qui chevauche la frontière maritime entre le Venezuela et Trinité-et-Tobago et recèle environ 10 000 milliards de pieds cubes (tcf) de gaz. La part vénézuélienne est estimée à environ 7,3 tcf, la phase II à elle seule recelant environ 4 tcf de ressources récupérables. Ce projet fait suite à la phase I, attribuée à Shell plus tôt cette année, mettant ainsi en place deux volets de développement menés par des acteurs internationaux du côté vénézuélien du gisement.

L’emplacement de Loran offre également au projet un accès naturel aux marchés régionaux et internationaux. Sa proximité avec les infrastructures de traitement du gaz et de GNL déjà en place à Trinité-et-Tobago pourrait permettre la commercialisation du gaz vénézuélien via les installations régionales existantes, sans nécessiter la construction d’une toute nouvelle chaîne d’exportation. Pour Trinité-et-Tobago, qui recherche des approvisionnements supplémentaires en gaz pour ses industries en aval et de GNL, ce développement pourrait constituer une nouvelle source d’approvisionnement importante.

Cet accord souligne également l’intérêt international croissant pour la réouverture du secteur énergétique vénézuélien. Pour XRG, cet accord marque une entrée dans le secteur gazier vénézuélien, tandis qu’UCC fait entrer dans le pays un autre investisseur majeur basé dans le Golfe. Aux côtés de bp et de Shell, ces partenariats témoignent d’une confiance croissante dans la capacité du Venezuela à attirer des acteurs internationaux vers des développements offshore à grande échelle.

Ce partenariat fait suite à un protocole d’accord signé en avril entre bp et le Venezuela portant sur la coopération dans le domaine des développements gaziers offshore, notamment Loran et le projet Cocuina-Manakin. Cet accord s’inscrit donc dans le prolongement d’une relation d’investissement qui s’est développée tout au long de l’année 2026. Cette continuité est importante. Les grands projets gaziers offshore nécessitent des horizons d’investissement à long terme, une certitude technique et des relations commerciales stables. Le passage d’un accord de coopération initial à une licence officielle d’exploration et de production démontre comment la réouverture du Venezuela commence à se traduire par des engagements concrets en faveur de projets.

Pour l’AEC, l’accord sur Loran illustre ce qui peut se produire lorsque le potentiel en ressources est associé à des capitaux internationaux, à une expertise technique et à des cadres d’investissement plus clairs. L’engagement de la Chambre auprès du Venezuela, notamment son soutien à la « Venezuela Energy Week » qui se tiendra à Caracas du 22 au 25 février 2027, reflète sa volonté plus large de mettre en relation les investisseurs et les entreprises du secteur de l’énergie avec les opportunités qui émergent à travers le pays.

Alors que les phases I et II du projet Loran avancent parallèlement à d’autres développements offshore, le Venezuela commence à jeter les bases d’une nouvelle économie gazière. L’AEC considère l’accord entre bp, XRG et l’UCC comme un élément important de ce processus, favorisant une plus grande participation internationale, la coopération énergétique régionale et le développement des ressources vénézuéliennes au service de la croissance nationale et des marchés d’exportation.

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