L’accord entre Sonatrach et Sinopec témoigne d’une confiance renouvelée dans le potentiel de l’Algerie en matière d’exploration et de production pétrolière

La Chambre africaine de l'énergie salue le récent protocole d'accord conclu entre Sonatrach et Sinopec, qu'elle considère comme une avancée positive vers le renforcement du secteur de l'exploration et de la production pétrolière en Algerie grâce à une collaboration stratégique et à de nouveaux investissements.
Sonatrach–Sinopec

La signature récente d’un protocole d’accord entre l’algérienne Sonatrach et la chinoise Sinopec marque une avancée prometteuse pour la collaboration en amont en Afrique du Nord. En vertu de cet accord, les deux entreprises publiques évalueront conjointement et développeront éventuellement les réserves d’hydrocarbures des bassins de Gourara et Berkine-Est, s’appuyant sur plusieurs décennies de coopération qui ont débuté avec l’exploitation du champ de Zarzaitine, dans le sud-est de l’Algérie.

La Chambre africaine de l’énergie (AEC) exprime son soutien à cet accord, qu’elle cite comme un exemple fort de collaboration transfrontalière qui équilibre l’expertise internationale et le leadership africain en matière de ressources. La Chambre considère que de tels partenariats sont essentiels pour libérer de nouvelles réserves énergétiques, attirer les investissements et construire un paysage en amont plus robuste et plus compétitif à travers l’Afrique.

« Cet accord montre comment des partenariats stratégiques peuvent stimuler l’exploration et la production d’une manière qui profite à la fois aux objectifs énergétiques nationaux et aux besoins mondiaux en matière d’approvisionnement », a déclaré NJ Ayuk, président exécutif de l’AEC. « L’Algérie reste l’un des plus importants producteurs d’hydrocarbures d’Afrique, et cet engagement continu avec des partenaires de longue date tels que Sinopec envoie un message clair : le pays est ouvert aux affaires et déterminé à croître. »

Au cours des derniers mois, Sonatrach a considérablement intensifié ses activités d’investissement et d’exploration à l’échelle nationale, notamment en concluant des partenariats stratégiques avec Occidental Petroleum, Eni, TotalEnergies et d’autres acteurs dans les principaux bassins algériens. Il convient de noter qu’un contrat de partage de production d’une durée de 30 ans conclu récemment avec Eni porte sur l’exploration et le développement dans la zone contractuelle de Zemoul El Kbar, avec des investissements prévus totalisant 1,35 milliard de dollars. Parallèlement, l’attribution récente du bloc gazier Guern El Guessa II à Sinopec couvre 36 000 km² dans la région de Gourara-Timimoun et cible à la fois les ressources gazières conventionnelles et de schiste, soulignant l’optimisme des investisseurs pour divers types de ressources.

Ce vaste portefeuille d’investissements reflète la confiance de l’Algérie dans sa stratégie énergétique, inscrite dans la nouvelle loi sur les hydrocarbures de 2019, qui a contribué à attirer de grands acteurs internationaux et à rationaliser la planification en amont.

Parallèlement, l’accord entre Sonatrach et Sinopec jette les bases des prochaines phases contractuelles dans les régions de Gourara et Berkine-Est, que Sonatrach considère comme des cibles prioritaires pour l’exploration future et le développement durable. Contrairement aux accords formels de partage de production, ce protocole d’accord établit les bases juridiques et techniques d’études qui pourraient rapidement déboucher sur des projets à grande échelle, tout en intégrant les meilleures pratiques en matière de gestion environnementale et de gestion responsable des ressources.

Pour l’AEC, ces accords constituent des signaux essentiels pour l’industrie énergétique mondiale. Ils démontrent que l’Algérie – et par extension l’Afrique – continue d’accueillir favorablement les investissements à long terme, tout en renforçant les capacités de ses institutions énergétiques nationales. Grâce à des cadres de coopération tels que celui-ci, le secteur énergétique du continent renforce sa capacité à attirer des capitaux, à déployer des compétences techniques de pointe et à prendre des décisions équilibrées et fondées sur le marché, qui profitent à la fois aux institutions publiques et aux opérateurs privés.

Pour l’avenir, la Chambre considère le partenariat entre Sonatrach et Sinopec, ainsi que les investissements d’autres acteurs internationaux et régionaux, comme la preuve d’un écosystème en amont plus sophistiqué et multipartite en Algérie. À mesure que de nouveaux contrats d’exploration et de développement se concrétiseront à Gourara, Berkine-Est et au-delà, cette approche diversifiée de la collaboration énergétique sera essentielle pour libérer tout le potentiel hydrocarboné de l’Afrique.

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