La Chambre africaine de l’énergie salue la réorganisation d’Impact Oil & Gas visant à accélérer le développement du gisement Venus

La Chambre soutient le changement stratégique et l'orientation vers l'exploration affichés par Impact Oil & Gas dans le cadre de sa restructuration en une entité axée sur la Namibie et centrée sur le gisement Venus.

La société d’exploration pétrolière et gazière Impact Oil & Gas a annoncé sa restructuration en une entreprise rationalisée, axée sur la Namibie et centrée sur le développement du gisement de pétrole léger de Venus, ses actifs d’exploration sud-africains étant séparés du portefeuille principal du bassin d’Orange, en vue d’une finalisation prévue au troisième trimestre 2026. Meren Energy, l’un des principaux actionnaires, a confirmé son soutien à cette opération.

En tant que porte-parole du secteur énergétique africain, l’African Energy Chamber (AEC) salue cette restructuration comme un signal positif pour le secteur amont africain, soulignant que la rationalisation du portefeuille peut améliorer l’efficacité du capital et accélérer le développement des zones pionnières. Pour l’AEC, cette réorientation renforce la confiance des investisseurs dans le bassin de l’Orange en Namibie tout en maintenant actifs les terrains d’exploration sud-africains grâce à une structure dédiée, ouvrant ainsi la voie à une dynamique d’exploration régionale durable.

Meren Energy, qui détient une participation indirecte de 39,5 % dans Impact, indique que son exposition effective aux actifs clés de la Namibie reste inchangée, tandis que la complexité opérationnelle est réduite. La restructuration vise à se concentrer davantage sur les développements à forte valeur ajoutée, en particulier le projet Venus, tout en supprimant la charge financière liée aux actifs d’exploration sud-africains en phase initiale.

Au cœur de la transaction, Impact a signé un accord d’achat d’actions avec IOG Energies, une filiale de son actionnaire principal Deepkloof. L’accord transfère l’intégralité de la participation d’Impact dans Impact Africa, qui détient ses licences sud-africaines, vers une structure distincte, séparant ainsi de fait l’exploration des actifs axés sur le développement.

Une fois l’opération finalisée, Impact se concentrera exclusivement sur ses participations de 9,5 % dans les blocs 2912 et 2913B au large de la Namibie. Ces actifs sont situés dans le prolifique bassin d’Orange et incluent une participation dans la découverte de pétrole léger de Venus, l’une des plus importantes découvertes offshore en Afrique subsaharienne, avec des ressources récupérables estimées à environ 5,1 milliards de barils d’équivalent pétrole.

Le champ Venus est exploité par TotalEnergies aux côtés de ses partenaires QatarEnergy et Namcor – la compagnie pétrolière nationale namibienne – Impact conservant une participation de 9,5 % dans les deux blocs. Le concept de développement vise une installation FPSO capable de produire environ 150 000 à 160 000 barils par jour, positionnant ainsi la Namibie comme un pôle émergent majeur en eaux profondes.

Cette restructuration permet également à Impact de se désengager de ses activités d’exploration en Afrique du Sud par l’intermédiaire d’Impact Africa, qui détient des participations dans Transkei & Algoa, Orange Basin Deep et Area 2. Ces actifs seront transférés à IOG Energies, ce qui permettra à la société restante de concentrer ses capitaux et ses ressources techniques sur l’avancement du projet namibien en vue d’une décision finale d’investissement (FID).

La FID pour le développement de Venus est attendue en 2026, la première production de pétrole étant prévue vers 2030, sous réserve des autorisations réglementaires et des accords de coentreprise. Des négociations clés se poursuivent avec les autorités namibiennes concernant les conditions fiscales, la gestion du gaz et les cadres de développement, tous essentiels à l’approbation de l’un des projets offshore les plus importants d’Afrique.

« Il s’agit d’une avancée positive pour Impact Oil & Gas. Cette restructuration lui permet de se recentrer sur l’exploration et de revenir à ce qu’elle fait de mieux dans des bassins à fort potentiel comme le bassin de l’Orange en Namibie. Surtout, elle crée également un espace pour intensifier les efforts en Afrique du Sud, où la zone de la côte est est très prometteuse et pourrait bien devenir le prochain bassin de l’Orange », déclare NJ Ayuk, président exécutif de l’AEC.

La Chambre considère que cette restructuration renforce une tendance plus large sur les marchés africains en amont : des portefeuilles disciplinés, des frais généraux réduits et des calendriers de développement accélérés. Pour les investisseurs, cette initiative clarifie les flux de trésorerie, d’autant plus que Meren continue de consolider ses actifs de production au Nigeria tout en conservant une exposition au bloc 3B/4B en Afrique du Sud.

Dans l’ensemble, cette restructuration positionne Impact comme une société de développement purement namibienne, ancrée dans le projet Venus, tout en permettant à Meren de conserver une exposition à fort impact dans l’ensemble du bassin de l’Orange. Avec des ressources de plusieurs milliards de barils, la participation de grands acteurs établis et un calendrier de décision finale d’investissement (FID) bien défini, cette structure devrait renforcer l’efficacité de l’allocation des capitaux à long terme et la visibilité de l’exploration régionale.

La Chambre africaine de l'énergie publie les perspectives pétrolières et gazières pour le premier trimestre 2022

La Chambre africaine de l'énergie (AEC) est fière d'annoncer la publication de l'AEC Q1 2022 Outlook, "The State of African Energy" (L'état de l'énergie en Afrique) - un rapport complet analysant les tendances qui façonneront le marché mondial et africain du pétrole et du gaz en 2022.

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