L’ingénieure angolaise Nisia Ingles Pinto, ingénieure en fluides de construction de puits chez SLB, est spécialisée dans les opérations de cimentation. Forte d’une solide expertise sur le terrain, elle garantit la sécurité, la fiabilité et l’innovation des forages dans les centres pétroliers angolais de Soyo et Luanda. Pinto est reconnue comme l’une des 20 femmes de moins de 40 ans les plus prometteuses dans le secteur de l’énergie.
Pourriez-vous nous présenter brièvement votre parcours dans le secteur de l’énergie qui vous a menée à votre poste actuel ? Quelles sont les réalisations ou les étapes clés dont vous êtes particulièrement fière ?
J’ai commencé ma carrière dans le secteur de l’énergie il y a trois ans, lorsque j’ai rejoint SLB en tant qu’ingénieure de terrain pour les fluides de construction de puits, dès la fin de mes études. Mon parcours a commencé sur le terrain, ce qui m’a permis d’acquérir une solide compréhension des opérations dans le cadre de projets offshore et onshore à travers l’Angola. Au fil du temps, j’ai évolué vers mon poste actuel d’ingénieure en fluides de construction de puits, où j’ai pu contribuer non seulement à l’aspect technique par la conception des tâches, mais aussi en garantissant l’efficacité et la sécurité des opérations de nos clients.
La première étape importante pour moi a été de passer du statut de jeune diplômée à celui que j’occupe aujourd’hui. Cela a nécessité de la résilience, de poser des questions, de savoir écouter et, surtout, de sortir de ma zone de confort. Une autre étape importante a été de contribuer au succès de nombreux travaux de cimentation et d’être fière d’avoir gagné la confiance de mes collègues et de mes clients.
Le secteur de l’énergie est connu pour sa complexité. Quels ont été les défis importants auxquels vous avez été confrontée et comment les avez-vous surmontés pour atteindre vos objectifs ?
Le secteur de l’énergie est un environnement en constante évolution, où il faut prendre rapidement les bonnes décisions. Une fois que j’ai compris que c’était la norme, je me suis entraînée à rester calme sous la pression, à prendre du recul avant de prendre des décisions et à faire confiance à mon jugement. Un autre défi auquel j’ai été confrontée a été d’apprendre à séparer ma vie professionnelle de ma vie personnelle. Au fil du temps, j’ai compris que trouver l’équilibre entre un travail exigeant et mon bien-être personnel n’était pas un compromis, mais plutôt un facteur clé qui m’a aidée à progresser dans ma carrière tout en préservant la qualité de ma vie personnelle.
Quels conseils donneriez-vous aux jeunes femmes qui aspirent à exceller dans le secteur de l’énergie ? Y a-t-il des stratégies ou des états d’esprit spécifiques qui vous ont aidée à surmonter les obstacles et à atteindre votre position actuelle ?
Le conseil que je donnerais est de ne pas douter de vous-même. Vous méritez d’être ici. Ayez confiance en vous et soyez curieuse. C’est un secteur exigeant, mais les possibilités d’innover, d’apprendre et de diriger sont illimitées. J’ai surmonté les obstacles en discutant avec d’autres personnes dans des situations similaires, en cherchant l’inspiration auprès d’autres femmes qui avaient déjà ouvert la voie. Je me suis également mise en avant et je me suis portée volontaire pour l’inconnu. Ces expériences m’ont appris que la croissance vient de la prise d’initiative avant de se sentir pleinement préparé et de la confiance en ses compétences et sa détermination uniques.
Une carrière dans l’énergie peut être exigeante. Pourriez-vous décrire une journée type dans votre vie ?
Mes matinées commencent par le suivi des opérations avec l’équipe sur le terrain. Je demande quels sont les défis auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui, ce qui peut être amélioré et ce qui s’est bien passé. Une grande partie de ma journée est consacrée à la conception de travaux de cimentation et à la collaboration avec mes collègues de différentes fonctions. Une journée type implique également des interactions avec notre laboratoire, la logistique, les coordinateurs des matériaux et d’autres ingénieurs afin de nous assurer que nous sommes tous sur la même longueur d’onde pour l’exécution des travaux. Ma journée se termine par une réflexion sur nos réalisations, nos lacunes et nos nouveaux objectifs afin de me lancer des défis, ainsi qu’à mon équipe, pour le lendemain. Tout cela est très enrichissant.
À l’avenir, quels changements ou progrès espérez-vous voir dans le secteur de l’énergie ? Comment envisagez-vous votre rôle dans la construction de cet avenir ?
J’aimerais voir davantage d’innovations axées sur la durabilité, par exemple l’adoption de technologies plus écologiques avec un engagement fort en faveur de la réduction de l’impact environnemental. J’espère également que la numérisation jouera un rôle crucial dans la création de solutions plus sûres et plus rentables dans l’ensemble des opérations. La représentation des différentes cultures et des femmes sur le terrain et à des postes de direction est tout aussi importante à mes yeux.
Pour façonner cet avenir, j’envisage d’adopter des pratiques et des technologies plus durables en réduisant l’empreinte carbone des travaux de cimentation. Je souhaite également mettre en œuvre davantage d’outils numériques pour la sécurité opérationnelle et la précision d’exécution. En tant que femme ingénieure, je reconnais l’importance d’être visible. Tout comme j’ai été inspirée par les femmes qui m’ont précédée, j’aimerais faire de même pour d’autres femmes en incitant les jeunes femmes à poursuivre une carrière dans les STEM et en leur donnant les moyens d’avoir un impact positif dans ce secteur.













