20 femmes de moins de 40 ans qui montent dans le secteur de l’énergie : Ashanti Kutala Mbanga

Ashanti Kutala Mbanga est responsable de programme à l'Institut national sud-africain pour le développement énergétique.
Ashanti Kutala Mbanga

Le secteur énergétique africain évolue rapidement, et la nécessité d’accélérer le développement énergétique tout en réduisant les émissions met en évidence le besoin de systèmes énergétiques innovants et adaptatifs. Des pionniers tels qu’Ashanti Kutala Mbanga, responsable de programme à l’Institut national sud-africain pour le développement énergétique, jouent un rôle déterminant dans la promotion de projets énergétiques durables et efficaces. Mme Mbanga envisage l’Afrique comme un catalyseur de transformation sociale et économique grâce à l’efficacité énergétique.

Pourriez-vous nous présenter brièvement votre parcours dans le secteur de l’énergie qui vous a conduit à votre poste actuel ? Quelles sont les réalisations ou les étapes clés dont vous êtes particulièrement fier ?

Mon parcours dans le secteur de l’énergie a été marqué par une croissance et une motivation constantes. Ayant débuté dans la planification des transports, j’ai rapidement pris conscience du lien essentiel entre la mobilité durable, l’efficacité énergétique et l’action climatique. Au fil des ans, j’ai géré des projets nationaux et internationaux sur les normes applicables aux appareils électroménagers, les transports à faibles émissions de carbone et les transitions énergétiques durables, jetant ainsi des ponts entre les politiques, les technologies et les communautés. Parmi les moments forts de ma carrière, je citerais la direction de l’expansion du programme sud-africain de normes et d’étiquetage en matière d’efficacité énergétique, ma nomination au Mail & Guardian 200 Young South African en 2024 et ma fonction de vice-présidente de la South African Association for Females in Energy Efficiency, où je défends la participation des femmes à l’économie verte.

Le secteur de l’énergie est connu pour sa complexité. Quels ont été les principaux défis auxquels vous avez été confrontée et comment les avez-vous surmontés pour atteindre vos objectifs ?

Dans un secteur dominé par les hommes, j’ai souvent été sous-estimée, mais j’ai transformé cela en avantage en me préparant minutieusement, en maîtrisant le langage technique et en laissant les résultats parler pour moi. La direction de projets impliquant divers acteurs m’a appris la patience, la diplomatie et comment transformer des objectifs politiques en actions concrètes. Ces expériences ont renforcé ma résilience et m’ont convaincue que le véritable leadership repose sur la confiance et l’impact, et non sur les titres.

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes femmes qui aspirent à exceller dans le secteur de l’énergie ? Y a-t-il des stratégies ou des états d’esprit spécifiques qui vous ont aidée à surmonter les obstacles et à atteindre votre position actuelle ?

Entrez dans la pièce avec courage : même si vous êtes la plus jeune ou la seule femme présente, vous avez votre place. Développez à la fois vos compétences et votre confiance en vous : étudiez de manière approfondie, cherchez des mentors et investissez dans des réseaux qui vous valorisent. En même temps, restez flexible : le secteur de l’énergie évolue rapidement, et ceux qui réussissent sont ceux qui sont prêts à apprendre, à innover et à collaborer. Plus important encore, ne vous considérez pas seulement comme une employée, mais comme une actrice du changement qui façonne l’avenir.

Une carrière dans le secteur de l’énergie peut être exigeante. Pouvez-vous décrire une journée type dans votre vie ?

Il n’y a pas deux jours qui se ressemblent, ce qui fait partie du plaisir de travailler dans le secteur de l’énergie. Mes matinées commencent souvent par des réunions stratégiques ou l’examen de notes techniques, suivies de discussions avec des parties prenantes allant du gouvernement à des partenaires du secteur privé. Les après-midis peuvent être consacrés à la coordination de la recherche, à l’élaboration de propositions de projets ou au mentorat de jeunes collègues. Tout au long de la journée, je reste ancrée dans une vision plus large, en veillant à ce que chaque tâche, aussi petite soit-elle, contribue à la transition énergétique équitable de l’Afrique du Sud.

À l’avenir, quels changements ou progrès espérez-vous voir dans le secteur de l’énergie ? Comment envisagez-vous votre rôle dans la construction de cet avenir ? J’imagine l’Afrique adoptant l’efficacité énergétique comme catalyseur de la transformation sociale et économique, en réduisant les coûts énergétiques, en élargissant l’accès, en allégeant la pression sur les infrastructures et en libérant des ressources pour le développement. Mon rôle consiste à défendre les politiques et les programmes qui placent l’efficacité au cœur de notre transition tout en donnant aux femmes et aux jeunes les moyens de prendre les rênes. Pour moi, le succès, c’est une Afrique où l’efficacité énergétique offre de meilleurs moyens de subsistance, des économies plus fortes et un avenir énergétique plus résilient.

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