Lydia Kapangila, fondatrice et PDG de l’Africa Youths in Energy Network, se consacre à la collaboration, à la croissance durable et à l’autonomisation des jeunes. Elle est le moteur du changement continental grâce à son sens des affaires, son engagement et son leadership stratégique. Mme Kapangila est reconnue comme l’une des 20 femmes de moins de 40 ans les plus prometteuses dans le secteur de l’énergie pour son leadership et son dévouement envers le secteur énergétique africain.
Pourriez-vous nous présenter brièvement votre parcours dans le secteur de l’énergie qui vous a menée à votre poste actuel ? Quelles sont les réalisations ou les étapes clés dont vous êtes particulièrement fière ?
Je n’avais pas vraiment prévu de me lancer dans le secteur de l’énergie. J’étais simplement convaincue que l’Afrique pouvait et devait s’alimenter en énergie de manière durable. Au fil des ans, j’ai occupé différents postes, du marketing à la facilitation de projets, mais j’ai toujours eu à cœur de créer des plateformes pour les jeunes. La création de l’African Youth in Energy Network est sans aucun doute une étape importante à laquelle je suis très attachée. Voir les jeunes Africains se connecter, collaborer et diriger a été la partie la plus gratifiante de ce parcours. Prendre la parole sur la scène internationale et m’associer à des leaders du secteur pour ouvrir davantage de portes aux jeunes et aux femmes a également été un immense honneur.
Le secteur de l’énergie est connu pour sa complexité. Quels ont été les principaux défis auxquels vous avez été confrontée et comment les avez-vous surmontés pour atteindre vos objectifs ?
Au début, j’étais souvent la plus jeune dans la salle, et souvent la seule femme. Cela s’accompagnait d’une bonne dose de scepticisme de la part des autres, et pour être honnête, de moments de doute de ma part également. J’ai appris à laisser mon travail parler en premier, à être préparée dans toutes les situations et à m’entourer de personnes qui me rappelaient pourquoi j’avais commencé. La cohérence et la présence, même lorsque cela n’était pas confortable, ont fait toute la différence.
Quels conseils donneriez-vous aux jeunes femmes qui aspirent à exceller dans le secteur de l’énergie ? Y a-t-il des stratégies ou des états d’esprit spécifiques qui vous ont aidée à surmonter les obstacles et à atteindre votre position actuelle ?
Votre voix compte. Ne vous rapetillez pas parce que vous êtes « nouvelle » ou « jeune ». Apprenez autant que vous le pouvez, posez les questions que les autres ont peur de poser et prenez de la place même si cela vous intimide. Et n’oubliez pas : vous n’êtes pas là uniquement pour survivre dans ce secteur, vous êtes là pour le façonner.
Une carrière dans le secteur de l’énergie peut être exigeante. Pourriez-vous décrire une journée type dans votre vie ?
Honnêtement, il n’y a pas de journée type. Certains jours sont remplis de réunions, de planification de projets et d’appels avec des partenaires. D’autres jours, je suis sur le terrain pour organiser des événements ou encadrer de jeunes professionnels. Peu importe ce qui est au programme, je m’assure de toujours garder du temps pour apprendre quelque chose de nouveau, car ce secteur évolue rapidement et je veux continuer à grandir avec lui.
À l’avenir, quels changements ou progrès espérez-vous voir dans le secteur de l’énergie ? Comment envisagez-vous votre rôle dans la construction de cet avenir ?
Je souhaite un secteur énergétique africain innovant, durable et inclusif, où les jeunes et les femmes ont leur place à la table des décisions, et ne sont pas simplement spectateurs. Je considère mon rôle comme celui d’un pont : relier les personnes, les idées et les opportunités afin que nous soyons plus nombreux à jouer un rôle réel dans l’avenir énergétique du continent.













