Alors que les pays africains s’efforcent de promouvoir l’expansion de la cuisine propre à travers le continent, le prochain Forum du G20 sur les investissements énergétiques en Afrique offrira aux nations une plateforme pour renforcer les partenariats mondiaux, attirer les investissements et établir des cadres réglementaires qui garantissent un accès à une énergie propre et abordable à grande échelle. Placant le gaz naturel au premier plan des efforts visant à éliminer la pauvreté énergétique, le forum du G20, organisé par la Chambre africaine de l’énergie (AEC), servira de tremplin pour l’adoption des énergies propres en mettant en relation les capitaux mondiaux avec les projets africains et en s’attaquant aux principaux défis liés à l’adoption du GPL sur le continent.
Avec plus de 900 millions de personnes vivant sans accès à des solutions de cuisson propres en Afrique, le continent s’est tourné vers le GPL pour renforcer les chaînes d’approvisionnement en cuisson propre. Le Forum du G20 proposera une table ronde sur ce sujet, au cours de laquelle les intervenants exploreront les besoins d’investissement du continent, les infrastructures de la chaîne d’approvisionnement et les opportunités de développement du marché. Intitulée « De la vision à la réalisation : plans nationaux d’expansion du carburant et du GPL », la session mettra en vedette Titus Mathe, PDG de l’Institut national sud-africain pour le développement énergétique ; Anibor Kragha, secrétaire exécutif de l’Association africaine des raffineurs et distributeurs ; Sesakho Magagla, PDG par intérim de PetroSA ; et Tamsin Donaldson, responsable de la communication et des relations publiques chez Petredec.
Avec plus de 620 000 milliards de pieds cubes de réserves de gaz naturel et une base de consommateurs et d’industries en pleine croissance, le secteur gazier africain est bien placé pour devenir un vecteur d’accès à l’énergie et d’adoption de modes de cuisson propres. Les gouvernements et les entreprises énergétiques font déjà des progrès pour renforcer les chaînes d’approvisionnement en GPL en investissant dans des infrastructures qui soutiennent la distribution, le commerce et l’accès. Parmi les développements majeurs, on peut citer le terminal GPL de Tanga en Tanzanie, dirigé par Petredec et d’une capacité de 40 000 mètres cubes. Le projet sera mis en service en 2027, positionnant la Tanzanie comme une plaque tournante centrale pour la distribution de GPL en Afrique de l’Est. L’usine de fabrication de bouteilles de GPL en Ouganda progresse également, avec 500 000 bouteilles remplies de GPL qui devraient arriver sur le marché au cours de l’exercice 2025/2026. Au Kenya, des discussions sont en cours pour construire une installation de stockage et d’embouteillage de GPL de 30 000 tonnes à Mombasa, tandis que la société sud-africaine Transnet poursuit la mise en place du premier système ferroviaire de GPL et du premier centre de stockage intermodal du pays.
Ces projets coïncident avec la volonté des pays africains de mettre en place des politiques favorables à l’investissement. Le continent ayant besoin d’investissements pouvant atteindre 37 milliards de dollars d’ici 2040 pour parvenir à un accès universel à des modes de cuisson propres, des objectifs de développement clairs serviront de catalyseur pour attirer des capitaux sur le marché. Le Zimbabwe prévoit d’augmenter l’accès de 38 % à 70 % et a supprimé la taxe sur la valeur ajoutée pour le GPL afin d’encourager le commerce ; l’Angola prévoit une augmentation de 31 % de la demande de GPL d’ici 2027, tandis que la Tanzanie prévoit de fournir à 80 % de sa population un accès à des solutions de cuisson propres d’ici 2034.
Dans ce contexte, le Forum du G20 analysera l’évolution du marché du GPL sur le continent. La session explorera les mesures politiques les plus efficaces pour surmonter les défis liés à l’adoption du GPL, la manière dont les ressources devraient être ciblées vers l’Afrique subsaharienne afin de garantir des progrès équitables vers l’accès universel à des modes de cuisson propres, ainsi que les stratégies permettant de mobiliser les capitaux privés et publics nécessaires à la construction de raffineries et à l’expansion du stockage de GPL. En plaçant les régulateurs énergétiques et les compagnies gazières africains au premier plan de cette discussion, le forum renforcera le rôle du GPL dans la transition énergétique plus large de l’Afrique, transformant les visions nationales en réalisations concrètes et percutantes sur le terrain.
« Le secteur africain du GPL représente l’une des opportunités les plus immédiates et les plus impactantes du continent pour élargir l’accès à une énergie propre et abordable. Mais pour transformer cette ambition en réalité, il faut augmenter considérablement les investissements, qu’il s’agisse de construire de nouvelles raffineries et de nouveaux terminaux de stockage, de moderniser les réseaux de distribution ou de renforcer l’accès au dernier kilomètre. Grâce à des politiques claires, une réglementation transparente et des partenariats solides entre les gouvernements, les financiers et les acteurs du secteur, l’Afrique peut créer un marché intégré du GPL qui favorise une cuisine propre pour tous, réduit les émissions et stimule la croissance économique tout au long de la chaîne de valeur », déclare NJ Ayuk, président exécutif de l’AEC.













