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RECOMMANDATIONS POUR LA GESTION ET LA SÉCURITÉ DES EMPLOYÉS DU SECTEUR DES HYDROCARBURES PENDANT LA PANDÉMIE COVID-19

May 12, 2020

En raison des réponses internationales et nationales à la pandémie de COVID-19, le secteur de l’énergie continue de maintenir un fonctionnement minimal de ses systèmes, maintenus par une main-d’œuvre réduite et son personnel essentiel. Alors que les organisations du secteur se sont préparées à répondre aux urgences de cette nature pendant leurs simulations, la prolongation de la pandémie force le secteur à demander de son personnel des horaires plus longs pour respecter les restrictions de voyage imposées tout en répondant à l’offre et à la demande du marché.

Actuellement, les opérateurs pétroliers et gaziers en amont connaissent tous des scénarios similaires. Par conséquent, le secteur en amont court le risque d’une défaillance critique de son système, d’un risque élevé de blessures, d’impacts sur la santé et le bien-être mental de s main-d’œuvre et d’interruptions générales potentielles de ses infrastructures économiques essentielles. Le fait que la main-d’œuvre ne puisse pas recevoir des temps de congé nécessaires continue d’exacerber les risques dans l’ensemble du secteur de l’énergie.

Ce qui suit décrit les protocoles de l’industrie à considérer, qui réduiraient les risques associés à la fatigue et favoriseraient la gestion des déplacements pendant la pandémie de COVID-19. Un élément essentiel du succès continu de l’industrie de l’énergie dépend fortement des conditions de travail sécuritaires de sa main-d’œuvre. En tant qu’opérateur responsable et partenaire des communautés où elle travaille, l’industrie estime que son personnel doit être en mesure de voyager vers et depuis ses espaces de travail. Cela peut et doit être fait avec des contrôles en place pour réduire le potentiel de transmission du COVID-19.

Les recommandations et directives qui suivent aideront à assurer le mouvement et la sécurité des travailleurs pétroliers tout en empêchant la propagation du COVID-19 lié aux opérations internationales dans les pays hôtes.

  • Mettre en œuvre le dépistage de tous le personnel en déplacement de manière efficace pour empêcher les personnes présentant des symptômes (ou qui ont été en contact étroit avec des personnes présentant des symptômes) de se mobiliser ;
  • Adhésion aux directives du gouvernement local et aux meilleures pratiques internationales ;
  • Fournir des conseils de voyage clairs au personnel qui se mobilise et se démobilise ;
  • Adopter de bonnes pratiques de distanciation sociale pendant les déplacements et sur le lieu de travail lorsque cela est possible ;
  • Respect des périodes de quarantaine du gouvernement local à l’arrivée sur place ;
  • Réagir rapidement à toute personne qui développe des symptômes, y compris l’isolement et un traitement médical ;
  • Maintenir de bonnes normes d’hygiène personnelle et de nettoyage.

La mise en œuvre de ces lignes directrices doit être faite en gardant à l’esprit deux facteurs principaux. Premièrement, la nécessité de protéger les communautés et la population des pays d’accueil contre les risques d’infection liés aux déplacements internationaux du personnel. Deuxièmement, minimiser l’impact financier sur le pays hôte généré par la production de pétrole et de gaz. Par conséquent, les accords suivants sont requis :

  • Protocole de pré-mobilisation à établir en accord avec les sociétés internationales de soins de santé et les organismes gouvernementaux de santé ;
  • Emplacements et durée de quarantaine convenus dans le pays hôte. Ces emplacements doivent être mis en place par les entreprises pour leur personnel et approuvés / inspectés par les représentants locaux des soins de santé ;
  • Autorisations pour les vols charters / commerciaux mobilisant le personnel essentiel à partir d’un seul site international ;
  • Autorisations de transfert de personnel dans le pays entre les sites après la sortie de la quarantaine. Cela devrait impliquer une exposition minimale à la communauté locale pour éliminer toute possibilité d’infection croisée ;
  • Cycle de rotation convenu pour le personnel expatrié et les employés locaux afin de garantir que la fatigue et l’épuisement n’influent pas sur la sécurité des opérations des installations pétrolières et gazières ;
  • Autorisation de visas pour le personnel expatrié et le personnel de soutien technique essentiel des fournisseurs.

PROTOCOLEs

Ce qui suit décrit le processus qui devrait être mis en œuvre pour garantir que les voyageurs internationaux entrants soient exempts de COVID-19 avant le départ de leur pays d’origine. Ce processus prend également en considération les problèmes de santé physique et mentale auxquels est confronté le personnel lors de la réponse à la pandémie en cours. Les voyageurs nationaux participeront, avant leur mobilisation, à des instructions similaires à celles des voyageurs internationaux dans une installation de quarantaine surveillée.

  • Tous le personnel en transit international sera contrôlé dans le pays d’origine avant la mobilisation. Ce processus prendra 1 à 3 jours pour que les résultats de laboratoire soient officiellement traités.
  • En cas de résultat de test NÉGATIF, le voyageur s’auto-isolera dans son domicile privé en attente de l’autorisation de transport aérien autorisée par l’entreprise,
  • En cas de résultat de test POSITIF, le voyageur sera traité et re-testé en 14 à 21 jours. Le voyage sera suspendu jusqu’à ce que (2) résultats NÉGATIFS soient collectés ;
  • Tous les voyageurs internationaux soumettront un certificat de santé aux responsables gouvernementaux de la santé et commenceront les procédures de quarantaine requises par le pays hôte ;
  • Tous les voyageurs internationaux seront placés en quarantaine surveillée dans un établissement désigné pendant 14 jours. Des dispositions de surveillance et de santé sont en place pour réduire le risque de contamination croisée ;
  • À la fin de la quarantaine, les autorités sanitaires seront avisées de délivrer une attestation de santé pour le personnel à transférer dans les installations pour des activités de travail ;
  • Le personnel ne doit pas rester sur le site plus de 42 jours ;
  • Le personnel devrait ensuite être rapatrié dans son pays d’origine ;
  • Le personnel devrait avoir 35 jours de congé ;
  • Le personnel devrait répéter le processus de sélection comme indiqué ci-dessus avant de se mobiliser à nouveau sur les sites ;
  • La quarantaine obligatoire de 14 jours sera suivie tout au long de la période de réponse COVID-19.