• La découverte de gaz dans le bassin offshore d’Ooutiqua témoigne du potentiel caché de pétrole et de gaz de l’Afrique du Sud
  • Donne l’occasion d’un dialogue constructif sur une législation attrayante et le développement de contenu local

Johannesburg, le 7 février 2019 – La Chambre africaine de l’énergie se félicite de la récente découverte de condensat de gaz par Total dans le bloc 11B / 12B, à 175 km de la côte sud de l’Afrique du Sud. C’est un excellent premier pas pour le pays, qui dépend toujours des importations de pétrole et de gaz malgré les importantes réserves qui se trouvent probablement dans ses sols et ses eaux.

Cette découverte, qui permettra d’ouvrir une nouvelle province des hydrocarbures en Afrique du Sud, pourrait prouver la présence de milliards de barils d’équivalent pétrole dans les eaux sud-africaines, ce qui modifiera sans aucun doute le cours de l’économie du pays et contribuera à réduire sa dépendance à l’égard des importations.

« L’industrie pétrolière espère que cela stimulera et encouragera tous les décideurs politiques à créer un environnement commercial favorable aux activités d’exploration et de forage en Afrique du Sud, » a déclaré NJ Ayuk, Président de la Chambre.

« Nous pensons que l’Afrique du Sud a le potentiel pour que de nombreuses autres découvertes de ce type soient faites au cours des prochaines années. Le moment est venu d’engager un dialogue constructif sur le développement du contenu local pour que le secteur profite à tous les travailleurs et entrepreneurs sud-africains sur toute la chaîne de valeur et crée des emplois pour les les communautés. »

La découverte de gaz est opportune car le gouvernement sud-africain travaille actuellement sur une nouvelle législation séparant le pétrole et le gaz des minéraux traditionnels, et a publié l’an dernier un nouveau plan de ressources intégré (IRP 2018) qui ambitionne d’installer 8 100 MW supplémentaires en capacité de production d’électricité à partir de gaz en Afrique du Sud d’ici 2030.

Cela fait également écho à l’engagement accru du gouvernement sud-africain avec l’industrie pétrolière africaine et mondiale. Depuis sa nomination au poste de ministre de l’Énergie en 2018, Jeff Radebe a dirigé une forte campagne sud-africaine sur les marchés pétroliers en Afrique tels que le Nigéria, la Guinée équatoriale, l’Angola, le Sud-Soudan et de nombreux producteurs du Moyen-Orient, et a assisté aux réunions de l’Organisation des pays exportateurs de

Pétrole (Opep) à Vienne. Il a aussi grandement contribué à la recherche de contrats pour les sociétés d’État sud-africaines telles que le Central Energy Fund et PetroSA.

« Les sociétés pétrolières veulent voir un leadership et une gouvernance saine où qu’elles investissent », a ajouté NJ Ayuk. « L’Afrique du Sud faisant preuve d’un engagement en faveur de réformes et de la création d’un environnement favorable aux affaires, l’industrie pétrolière est convaincue que le pays peut attirer les investissements nécessaires à sa révolution énergétique. »

A propos de la chambre africaine de l’énergie
La Chambre africaine de l’énergie est à l’avant-garde de la promotion du secteur énergétique africain en favorisant les partenariats et co-entreprises, en façonnant les cadres réglementaires et législatifs du secteur, et en encourageant le partage sur les meilleures pratiques de gouvernance. S’appuyant sur son intelligence de terrain, son expérience et ses réseaux en tant que catalyseur dans l’industrie pétrolière et gazière africaine, la Chambre conseille les gouvernements et autres États parties, ainsi que les multinationales du secteur pétrolier et gazier sur un large éventail de questions liées au développement des ressources pétrolières et gazières en Afrique. La Chambre s’est engagée à promouvoir les investissements en Afrique et à faciliter l’accès des entreprises africaines aux partenaires internationaux. Nous saisissons les opportunités qui encourageront la création d’emplois durables menant à l’amélioration de la qualité de vie des africains. – www.energychamber.org

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CONTACT
Unathi Twala
Chargee de communications
unathi@energychamber.org

 

• Appelle à une approche pragmatique fondée sur le sens commun à l’égard du contenu local
• L’amélioration du climat des affaires attirera davantage d’investissements et créera des emplois durables pour les Africains

Johannesburg – 4 février 2019 : La chambre africaine de l’énergie est fière de soutenir le Congrès et l’Exposition de l’APPO Cape VII qui se tiendra à Malabo du 2 au 5 avril 2019.

Organisé par l’Organisation africaine des producteurs de pétrole sous les auspices du président Obiang Nguema Mbasogo, le sommet comprendra une réunion de premier niveau des ministres du pétrole des quatre coins du continent, alors que l’Afrique tente de renforcer sa coopération énergétique et de promouvoir une plus forte collaboration dans le domaine des infrastructures. Le président actuel de l’APPO, le ministre nigérian du Pétrole, M. Emmanuel Ibe Kachikwu, a annoncé le mois dernier que l’organisation mobiliserait jusqu’à 2 milliards de dollars pour promouvoir une telle collaboration sur les marchés pétroliers africains.

« L’industrie pétrolière est fière de soutenir le dialogue entre nations pétrolières africaines, car nous avons désespérément besoin d’accélérer nos efforts de collaboration et de développer des projets communs afin de maximiser l’efficacité au sein de la chaîne de valeur. Des pipelines transnationaux aux partage de nos infrastructures de développement du gaz naturel, la collaboration peut jouer un rôle considérable dans le développement des hydrocarbures », a déclaré le Président exécutif de la Chambre, NJ Ayuk. « Nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour améliorer le climat des affaires en adoptant une meilleure gouvernance, en limitant le rôle des gouvernements dans l’activité des entreprises, en instaurant des taxes peu élevées et une efficacité réglementaire. »

Le Congrès sera également essentiel pour promouvoir un contenu africain plus fort tout au long de la chaîne de valeur. APPO prévoit d’atteindre une part de 30% de contenu local dans les services fournis à l’industrie des hydrocarbures en Afrique d’ici 2030, ce qui nécessite d’harmoniser les lois et réglementations en matière de contenu local dans l’ensemble des juridictions pétrolières.

« Le contenu local est au cœur de l’avenir du secteur de l’énergie en Afrique. Sans dialogue accru entre l’industrie pétrolière et les gouvernements, les cadres réglementaires nécessaires pour renforcer les capacités locales ne peuvent être correctement mis en œuvre », a ajouté NJ Ayuk.

« Nous félicitons APPO d’avoir pris un engagement aussi fort envers le contenu africain. L’industrie pétrolière est prête à partager avec les membres de l’APPO les meilleures pratiques qui ont fonctionné et ont produit des résultats et des opportunités qui ont amélioré la qualité de vie des Africains au quotidien grâce à la création d’emplois. »

Le Congrès de l’APPO Cape VII est organisé par Africa Oil & Power et s’inscrit dans le cadre de l’Année de l’énergie 2019 de la Guinée équatoriale, qui verra également l’organisation du cinquième Sommet du gaz du Forum des pays exportateurs de gaz à Malabo en novembre prochain. La Chambre africaine de l’énergie est un partenaire stratégique de l’APPO Cape VII.

 

  •  La Chambre mobilisera des initiatives de renforcement des capacités locales et institutionnelles,
  •  Elle travaillera à l’amélioration de l’environnement pour les investisseurs pétroliers,
  •  Elle investira dans des initiatives d’accès à l’énergie

Juba, le 30 janvier 2019 : La Chambre africaine de l’énergie a conclu un accord de coopération en matière d’assistance technique avec le Ministère du pétrole de la République du Sud-Soudan afin de renforcer la capacité du pays à gérer son secteur des hydrocarbures et sa richesse pétrolière.

Au cours de l’année écoulée, le Sud-Soudan a démontré son engagement en faveur de la paix, ce qui lui donne l’occasion de mettre en place un développement économique durable et de renforcer son engagement auprès de la communauté des investisseurs régionaux et internationaux.

Le secteur de l’énergie est le pilier de la croissance économique du pays. Alors que les activités d’exploration et de production pétrolières et gazières continuent de gagner du terrain au Sud-Soudan, il est de plus en plus nécessaire d’accroître le niveau d’expertise locale nécessaire pour gérer le secteur pétrolier de manière durable, favoriser l’accès à l’énergie en milieux ruraux et créer une autonomie économique et des projets de développement durables.

En tant que principal défenseur du secteur énergétique africain avec des partenaires institutionnels et commerciaux possédant une expérience significative dans le secteur pétrolier et gazier africain, la Chambre mobilisera la communauté pétrolière et gazière pour fournir une assistance technique au gouvernement sud-soudanais.

« Nous continuons à faire un travail remarquable en ce qui concerne la reprise des champs de pétrole. Nous assistons à une augmentation de la production. Cependant, des programmes de renforcement des capacités sont nécessaires pour que nos citoyens travaillent et gèrent nos ressources pétrolières correctement. Nous nous félicitons du soutien du secteur pétrolier par le biais de la Chambre africaine de l’énergie dans sa collaboration avec notre pays », a déclaré l’Hon. Ezekiel Lol Gatkuoth, ministre du Pétrole au Sud-Soudan. « Ce partenariat avec la Chambre africaine de l’énergie montre une fois de plus le haut niveau de confiance et la coopération authentique nécessaires au développement de notre pays. Dans notre marche vers la croissance économique, garantir l’accès à l’énergie pour tous les Sud-Soudanais est primordial. »

Cette assistance technique aidera le Soudan du Sud à créer un environnement porteur pour les entreprises et une industrie pétrolière de classe mondiale au profit de tous les citoyens et de tous les investisseurs. En vertu de cet accord, la Chambre procédera à une évaluation immédiate des besoins du secteur pétrolier et gazier du Sud-Soudan, détaillant

les principales réformes institutionnelles et politiques nécessaires pour renforcer les capacités tout au long de la chaîne de valeur du pays. La Chambre travaillera également sur des initiatives clés d’accès à l’énergie et mobilisera des financements pour le Sud-Soudan.

« Le Soudan du Sud est le seul producteur de pétrole mature d’Afrique de l’Est. Nous avons constaté une augmentation significative du nombre de demandes de renseignements émanant des entreprises partenaires de la Chambre cherchant à investir au Soudan du Sud, qui remet en production ses champs endommagés », a déclaré NJ Ayuk, président exécutif de la Chambre africaine de l’énergie. « Le moment est venu pour l’industrie pétrolière de s’associer aux efforts du Soudan du Sud pour mettre en place un secteur durable des hydrocarbures dont les revenus profiteront équitablement à tous les Soudanais du Sud. Le renforcement du secteur pétrolier du Sud-Soudan est une priorité, dans la mesure où il constituera un pilier pour le développement de toute la chaîne de valeur énergétique de l’Afrique de l’Est. »

 

 

par la Chambre africaine de l’énergie, 20 janvier 2019 – Après une année de rebond et de reprise, les anciens et nouveaux marchés africains des hydrocarbures ont la possibilité de consolider davantage la position du continent en tant que frontière pétrolière et gazière mondiale la plus attractive en 2019. Toutefois, la nouvelle année apporte également de nouvelles dynamiques et de nouveaux défis qui influenceront l’avenir du secteur, des élections présidentielles aux développements de mégaprojets, dans un contexte d’intensification de la concurrence internationale.

Ouverture de nouvelles frontières africaines

Les indépendants ouvrent la voie en explorant et en ouvrant de nouvelles frontières à travers l’Afrique. Cette année sera déterminante pour l’avancement de nouveaux projets d’exploration et de production en Afrique de l’Ouest et de l’Est. Les développements à surveiller comprennent notamment le développement du champs de SNE au Sénégal, où les travaux d’étude préliminaires sont en cours et où une décision finale d’investissement (FID) est attendue cette année par Woodside Energy et Cairn Energy; l’exploitation du gisement pétrolifère Amdigh au Niger, où un programme de production de 5 millions de dollars par Savannah Petroleum devrait commencer prochainement; et l’ouverture du bassin sud de Lokichar au Kenya par Tullow Oil, où la FID est également attendue avant la fin de l’année, alors que les tensions avec la communauté locale du Turkana montent.

Une année pour confirmer l’Afrique en tant que point névralgique de l’exploration mondiale

Les appels d’offres en cours sur les principaux marchés des hydrocarbures africains existants et nouveaux indiqueront si l’Afrique confirmera davantage sa position de nouveau point chaud de l’exploration mondiale et parviendra à attirer les investissements nécessaires dans ses zones pétrolières et gazières.
Parmi les producteurs africains bien établis, le Gabon et le Congo-Brazzaville, membres de l’Opep, ont chacun des appels d’offres en cours. La douzième série de licences du Gabon en eaux peu profondes et profondes devrait s’achever en avril 2019 et la phase II des licences du Congo-Brazzaville en juin 2019. Les deux pays ayant du mal à mettre en œuvre leurs nouveaux Codes des hydrocarbures, le succès de ces appels d’offre dira si les investisseurs sont convaincus par les réformes développées au cours des deux dernières années.
Le Nigéria et l’Angola, deux producteurs africains plus importants et aussi membres de l’Opep, vont lancer des appels d’offres innovants cette année. Le Nigéria mettra aux enchères ses sites de torches à gaz dans le cadre du Programme nigérian de commercialisation des torchères, probablement après les élections générales de février, et l’Angola tiendra son Appel d’offre pour les champs marginaux, résultat d’une nouvelle politique adoptée en mai 2018 par le président Lourenço, et qui sera lancé lors de la conférence d’Africa Oil & Power à Luanda en juin 2019. Le projet de loi nigérian sur l’industrie pétrolière restant à signer et l’encre étant encore fraîche sur le nouveau régime politique de l’Angola, ces deux appels d’offre seront également essentiels pour évaluer l’intérêt des investisseurs pour ces deux marchés en évolution.

Le Ghana, le dernier entrant sur la scène pétrolière africaine, tient son premier appel d’offre officiel, qui doit s’achever en mai 2019 et qui aurait attiré l’attention de 16 sociétés pétrolières, dont les majors ExxonMobil, BP, Total et ENI. En tant que nouvelle frontière offshore prometteuse pour l’Afrique de l’Est, Madagascar propose également 44 concessions jusqu’en mai 2019, qui n’ont jamais fait l’objet d’un appel d’offres ou été explorées auparavant. Pour un pays qui n’a pas encore découvert de pétrole majeur, cet appel d’offre est un réel pari.

L’industrie FLNG en difficulté en Afrique

Après le début des opérations commerciales sur le navire Hilli Episeyo FLNG de Golar LNG au Cameroun en juin 2018, les espoirs de voir la Guinée équatoriale progresser rapidement avec son propre projet Fortuna FLNG, qui sera le premier développement d’une unité flottante de production de GNL en eau profonde en Afrique, étaient demeurés forts. Alors que Fortuna devait changer la donne pour l’industrie gazière de la Guinée équatoriale et du reste du continent, le développement du projet de 2 milliards de dollars s’est interrompu en raison d’un manque de financement. Et l’horloge tourne depuis. L’absence de progrès sur ce plan a été si lente que l’opérateur Ophir Energy s’est vu refuser en janvier de cette année l’extension de sa licence lui permettant d’exploiter le bloc R, qui contient la découverte géante de gaz Fortuna. Alors que les aspirations FLNG de la Guinée équatoriale semblent plus incertaines que jamais, 2019 dira si le pays peut trouver les bons partenaires pour replacer le projet sur la carte FLNG de l’Afrique.
Entre-temps, les nouveaux entrants dans l’industrie des hydrocarbures en Afrique font des progrès remarquables dans le développement de leur propre industrie de FLNG. Le 21 décembre dernier, BP a finalement annoncé sa FID pour la phase 1 du développement transfrontalier Grand Tortue Ahmeyim entre le Sénégal et la Mauritanie, qui impliquera l’installation d’un système FLNG de 2,5 million de tonnes par an (MTPA). Il s’agit du troisième projet africain de FLNG à atteindre une FID après le Hilli Episeyo du Cameroun et le FLNG Coral South de 3,4 MTPA du Mozambique.

Une année de méga projets

Le retour de l’Afrique sur la carte mondiale du pétrole et du gaz n’est pas seulement dû aux vastes ressources naturelles de ses sols et de ses eaux, mais également au fait que le continent abrite de très grands projets énergétiques destinés à transformer le futur de l’industrie.
En amont, le récent accord de coopération inter-gouvernementale entre le Sénégal et la Mauritanie, ainsi que la FID de BP concernant son développement transfrontalier Grand Tortue Ahmeyim, sont de bon augure pour l’avenir de l’industrie des hydrocarbures en Afrique de l’Ouest. Le projet vise à extraire les 15 milliards de pieds cubes de gaz qui devraient être contenus dans le champ de gaz Tortue, situé à une profondeur de 2,850 mètres. Cependant, la capacité du Sénégal et de la Mauritanie à résoudre leurs différends pour assurer un développement plus durable de leurs réserves et de leurs installations en mer situées autour du bassin de MSGBC est un facteur à surveiller.
Les méga projets de gaz africains ne sont pas la propriété exclusive de la côte ouest du continent. Le Mozambique a lancé deux projets phares qui ont placé la nation de l’Afrique australe sur la carte du GNL. Suite au lancement du projet Coral South FLNG par ENI en juin 2017, une FID est maintenant prévue dans les prochains mois pour le projet onshore

Mozambique LNG, dirigé par Anardarko, et initialement composé de deux trains de GNL totalisant 12,88 MTPA destinés à l’exportation.
Le Nigeria, le plus gros producteur de pétrole d’Afrique subsaharienne, a également lancé d’importants projets de développement pétrolier en 2019. L’année dernière, déjà, le FPSO Egina de Total, d’une valeur de 3,3 milliards de dollars, a été lancé au Nigeria, où la production a officiellement démarré aux premiers jours de 2019, et devrait culminer à 200 000 barils par jour (b/j). La FID est maintenant attendue sur le champ offshore de Shell à Bonga Southwest au début de cette année, un développement de plusieurs milliards de dollars dont la production devrait atteindre 180 000 b/j.

Les prétendants internationaux lancent leurs dés

Au fur et à mesure que l’Afrique renforce sa position au centre des transformations mondiales, elle devient de plus en plus le terrain de jeu des acteurs internationaux désirant tirer parti des vastes ressources du continent.
Alors que la Chine a affirmé sa position sur le continent, la nouvelle dynamique continentale amènera-t-elle le géant asiatique à changer de stratégie d’investissement ou son portefeuille africain ? Les intentions de la Russie sur le continent devenant de plus en plus claires, le premier sommet Russie-Afrique de cette année se traduira-t-il par des accords plus concrets pour la Russie sur le continent ? Dans le même temps, l’initiative américaine « Prosper Africa » lancée en décembre 2018 pourra-t-elle faire face à la fois à la concurrence internationale grandissante et à la baisse de l’influence américaine sur le continent ?

Un dilemme complexe de diplomatie énergétique pour l’Opep en Afrique

Constituée d’une majorité de membres issus de nations africaines depuis l’adhésion de la République du Congo en juin 2018, l’évolution des relations entre l’Opep et le continent nécessitera une ingéniosité diplomatique habile pour l’Organisation qui s’efforce sans relâche de gérer la surabondance de l’offre mondiale,
D’un côté, les principaux producteurs africains et membres de l’Opep (Algérie, Libye, Nigéria, Angola et Congo-Brazzaville) s’efforcent d’accroître leur production nationale, ce qui rend de plus en plus difficile pour l’Organisation de négocier ses coupes de production.
De l’autre côté, le continent abrite également une multitude de producteurs de pétrole en devenir, comme le Sénégal, le Kenya ou l’Ouganda, ou d’anciens producteurs faisant un retour comme le Sud-Soudan, dont certains font partie de la Déclaration de coopération de l’Opep, et dont la production future ajoute une autre couche de complexité dans la formulation de la stratégie globale de gestion des prix du pétrole de l’Opep.
L’augmentation de la production africaine des pays membres et non-membres de l’Opep ne fait que compliquer les capacités de manœuvre de l’Organisation et alourdir son dilemme de créer un environnement des prix stable et propice aux investissements tout en évitant une aggravation de la surabondance d’approvisionnement qui ferait baisser davantage les prix.

Les plus grands producteurs africains se rendent aux urnes

Parmi la série d’élections qui se dérouleront cette année sur le continent, du Sénégal au Mozambique, aucune ne sera plus importante pour le secteur pétrolier africain que celle du Nigéria en février. L’élection présidentielle nigériane façonnera l’avenir du secteur, non

seulement parce que le Nigéria est le plus grand producteur de pétrole et de gaz d’Afrique, mais aussi parce que ce qui se passe au Nigéria a une incidence sur le reste du sous-continent d’une manière ou d’une autre. Alors que Muhammadu Buhari, candidat à la réélection, et son allié devenu rival, Atiku Abubakar, se sont engagés à signer le projet de loi nigérian sur l’industrie pétrolière (PIB), la capacité du futur président de le faire adopter rapidement aura une grande influence sur les investissements dans le secteur des hydrocarbures au Nigéria pour les années à venir.
Au nord, l’Algérie et la Libye entrent elles aussi dans une année électorale, les élections générales libyennes de 2019 étant fixées pour le premier semestre de l’année et celles d’Algérie pour le mois d’avril. Les deux pays sont en voie de transformation. Les autorités libyennes prévoient de plus que doubler la production du pays, qui devrait atteindre 2,1 millions de b/j d’ici 2021, à condition que la politique n’altère pas la gouvernance des hydrocarbures et le travail de sa compagnie nationale. Le fils de Mouammar Kadhafi, Saïf al-Islam Kadhafi, devrait se présenter aux élections alors que le pays demeure divisé entre l’Ouest et l’Est, rendant le maintien de la stabilité requise par les investisseurs difficile à prévoir.
En Algérie, où une vague de réformes secoue tout le secteur des hydrocarbures, les élections devraient maintenir un statu quo relatif, du moins sur le plan politique. La compagnie pétrolière nationale du pays, la Sonatrach, a lancé une stratégie de transformation ambitieuse qui lui permettra d’investir 56 milliards de dollars au cours des quatre prochaines années et d’internationaliser ses opérations sur les principaux marchés mondiaux de l’énergie. 2019 pourrait même voir le géant étatique et plus grande entreprise d’Afrique s’étendre au sud du Sahara.

L’Angola poursuit son chemin de réformes

Depuis son entrée en fonction à l’été 2017, le président angolais João Lourenço a mis en œuvre un programme réformiste optimiste qui transforme radicalement la gouvernance du secteur pétrolier et gazier du pays. L’Angola se réforme rapidement, mais les forces du marché permettront-elles que ces changements se fassent à ce rythme et produisent les résultats escomptés par le gouvernement ?
Alors que les investisseurs internationaux semblent le penser, Total et BP ayant signé d’importants accords pour renforcer leurs activités en Angola ces derniers mois, 2019 dira si l’industrie pétrolière internationale est convaincue du retour de l’Angola comme frontière africaine compétitive ou non.
Afin de présenter le travail accompli par Sonangol et le gouvernement angolais pour générer davantage d’investissements dans l’industrie pétrolière et gazière du pays, l’Angola soutient une conférence internationale organisée par Africa Oil & Power à Luanda du 4 au 6 juin 2019, où sera lancé l’Appel d’offre des champs marginaux. Il s’agira du premier road-show officiel organisé en Angola sous l’administration actuelle, et devrait dévoiler un nouvel ensemble de réformes et d’engagements d’investissement.

La marche du Sud-Soudan vers la paix

La progression majeure au Soudan du Sud, et sur laquelle repose l’ensemble de l’économie, est celle des accords de paix. Les autorités soudanaises et sud-soudanaises ont maintes fois démontré leur attachement au processus de paix, qui est resté dans l’ensemble pacifique. Cependant, les accords de paix se traduiront-ils par des promesses d’investissement et injections de capitaux dans l’économie du Soudan du Sud cette année ?

Certains signaux le laissent penser, suite a l’annonce l’an dernier que le Central Energy Fund sud-africain investirait un milliard de dollars au Soudan du Sud. Cependant, les marchés restent sceptiques et les observateurs resteront pragmatiques et attendront de voir comment la transition pacifique sera gérée et comment la production pétrolière reprendra avant de s’aventurer davantage dans le pays.

Une année pour améliorer l’accès au marché des producteurs de l’Afrique de l’Est

L’Ouganda devrait rejoindre le club des producteurs de pétrole africains au début des années 2020. A cet effet, des efforts sont en cours pour mettre en place une infrastructure adéquate pour l’évacuation du pétrole qui sera produit dans le bassin du lac Albert. Le projet semblait aller de l’avant lorsque l’Ouganda et la Tanzanie ont échangé en mai 2017 l’accord intergouvernemental relatif à l’Oléoduc pour l’Afrique de l’Est, d’une longueur de 1,443 km. Cependant, les partenaires de la construction de ce pipeline, le groupe français Total, le chinois CNOOC et Tullow Oil, doivent encore en prendre la décision finale d’investissement. Dans le même temps, les accords avec les gouvernements hôtes doivent être signés en janvier, mais les retards dans la conclusion de l’accord financier ont déjà retardé les ambitions de production pétrolière de l’Ouganda de 2020 à 2021. L’oléoduc est crucial pour l’intégration future de la communauté de l’Afrique de l’Est et pour établir un précédent positif de planification, de financement et de mise en œuvre de projets énergétiques conjoints dans la région.

 

Johannesburg – 14 janvier 2019 : La Chambre africaine de l’énergie se félicite de l’amélioration du climat des affaires de la Guinée équatoriale grâce à la création d’un guichet unique pour la création d’entreprises dans le pays.

« La mise en place du guichet unique de la Guinée équatoriale permet aux entreprises de s’installer dans le pays en une semaine seulement, ce qui place le pays au même niveau que les normes mondiales, » a déclaré NJ Ayuk, Président de la Chambre. « Pour la Chambre africaine de l’énergie et l’industrie pétrolière, il est important d’encourager les hommes et les femmes qui trouvent des opportunités, ont des idées de services innovants et de produits qui répondent à la demande du marché, ceux qui ont le courage de déployer des capitaux, d’accepter les risques et de les concrétiser. »

Bien que la Guinée équatoriale bénéficie d’une infrastructure relativement bonne, les investisseurs ont toujours été timides de s’implanter dans le pays en raison de sa bureaucratie excessive et de sa réglementation parfois considérée comme étant défavorable aux entreprises.

Le gouvernement reconnait qu’il a pour tâche immense de créer un environnement propice au succès des investisseurs et des petites et moyennes entreprises. La volonté constante du gouvernement de mettre en œuvre des réglementations commerciales saines et efficaces sera essentielle à l’entrepreneuriat et à la prospérité du secteur privé.

Le Président Obiang Nguema Mbasogo avait personnellement plaidé en faveur de réformes plus rigoureuses du climat des affaires dans le pays au cours des dernières années, en particulier dans le cadre du Plan de développement économique national : Horizon 2020.

La Chambre adresse ses félicitations sincères au ministère des Finances, de l’Économie et du Plan de la Guinée équatoriale pour avoir pris des mesures positives en vue de réformer son environnement des affaires à l’approche de son Année de l’énergie, qui accueillera une série de roadshows mondiaux et de sommets internationaux organisés par Malabo, et qui devraient attirer des milliards d’investissements dans le pays. Cette année verra par ailleurs aussi se dérouler la 3ème Conférence économique nationale.

Dans le cadre du programme Année de l’énergie, la Guinée équatoriale accueillera du 1er au 5 avril le Congrès et l’exposition APPO Cape VII, organisé par Africa Oil & Power, et le 5ème sommet du Forum des pays exportateurs de gaz, qui se tiendra en novembre et sera le premier à se dérouler sur le continent africain.
 

Johannesburg – 11 décembre 2018 : La Chambre africaine de l’énergie est fière de soutenir la 2ème édition du Nigeria International Petroleum Summit (NIPS), qui se déroulera au Centre de conférence international d’Abuja du 27 au 30 janvier 2019.

Nos membres, qui comprennent la majorité des compagnies pétrolières internationales, les fournisseurs de services et un grand nombre de sociétés africaines, seront présents au Nigeria pour participer au sommet. Les groupes d’investisseurs participants parmi les membres de la Chambre représentent plusieurs milliards de dollars d’investissement dédiés au secteur pétrolier nigérian.

Nos membres veulent investir et le NIPS est l’une des meilleures plateformes pour approfondir la coopération énergétique africaine, promouvoir les investissements et générer de nouvelles opportunités de co-entreprises et de coopération dans le plus grand marché pétrolier d’Afrique.

« Les investissements étrangers dans le secteur des hydrocarbures du Nigeria sont une opportunité unique pour les sociétés nigérianes et africaines et leurs économies. Nous continuons à soutenir le NIPS parce qu’il donnera à beaucoup d’investisseurs une meilleure connaissance des défis et opportunités du marché actuel. Meme si le pétrole est à l’honneur, le Nigeria est davantage une économie axée sur le gaz, qui est une ressource que le pays s’apprête à développer de manière bien plus significative, » a déclaré le Président de la Chambre NJ Ayuk. « Le Nigeria est sorti de sa récession plus fort et avec une volonté continue de réformer son climat des affaires et maintenir son statut de plus grand marché pétrolier africain. Les réformes qui y sont faites ont renforcé sa position en tant que destination de choix pour les investissements en hydrocarbures, et le NIPS sera la plateforme idéale pour faire avancer l’agenda du pays et de ses investisseurs, » a t-il ajouté.

« La 2ème édition du NIPS sera la plus grande plateforme pour notre industrie en Afrique, » a dit dans un message le Ministre d’État nigérian pour les ressources pétrolières Dr. Emmanuel Ibe Kachikwu. « Elle fournira un accès international aux dernières trouvailles en ingénierie et technologie, ainsi que la signature de contrats majeurs et l’organisation de plusieurs évènements. »

Avec l’arrivée prochaine d’un appel d’offre pour la commercialisation du gaz torché, la Chambre invite notamment les sociétés présentes dans l’industrie du gaz à participer au sommet et rechercher des opportunités dans la chaîne de valeur gazière nigériane. Que ce

soit en exploration et production, ou dans le développement d’infrastructure, de commercialisation ou de distribution, le Nigeria est en phase de devenir un marché gazier de premier plan et offre des opportunités d’investissement considérables à ce niveau.

Plus de détails sur l’évènement peuvent êtres obtenus sur le site internet www.nigeriapetroleumsummit.com ou en contactant l’organisateur Brevity Anderson a info@brevityanderson.com.

 

 

Johannesburg – La Chambre africaine de l’énergie exhorte l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et autre producteurs internationaux de pétrole, y compris la Russie, à continuer les coupes historiques de production lors de la prochaine réunion de l’Opep le 6 décembre, afin de stabiliser les cours du baril.

Les prix du pétrole ont chuté d’environ 20 pourcent en novembre, mois qui devrait connaître le plus grand déclin des cours mondiaux du baril depuis leur crash de 2014. Ceci n’est pas bénéfique aux producteurs et économies africaines.

La Chambre exhorte les nations productrices africaines, à la fois membres et non-membres de l’Opep, à se faire entendre à l’unisson pour soutenir la politique de stabilisation du marché de l’Opep.

« Ce nouveau déclin des prix du pétrole montre clairement au monde que le surplus d’approvisionnement mondial n’a pas été éliminé. Le future du secteur pétrolier, ainsi que celui de la sécurité énergétique mondiale, dépend de la continuation des coupes de pétrole menées par l’Opep, » a déclaré NJ Ayuk, président de la Chambre africaine de l’énergie.

Les nations productrices de pétrole, dont beaucoup sont africaines, risquent de connaître de nouvelles difficultés économiques si le surplus d’approvisionnement continue et que les prix dégringolent. Ces pays comprennent notamment le Nigeria et l’Angola, deux des économies les plus importantes de l’Afrique subsaharienne, ainsi que la Guinée équatoriale, le Cameroun, le Congo, le Gabon, le Sud Soudan, l’Algérie, la Libye et le Ghana. D’autres pays qui investissent dans de futurs méga projets, comme le Mozambique, l’Ouganda et le Sénégal, pourraient voir ces projets retardés du fait de prix trop bas.

La Déclaration de coopération historique, négociée par le Secrétaire général de l’Opep et fils de l’Afrique, S.E. Mohammed Sanusi Barkindo, qui fut signée en 2016 par les membres de l’Opep et 10 pays non-membres, et qui a depuis été prolongée plusieurs fois, doit expirer fin 2018.

« La Déclaration de coopération historique a été largement créditée pour avoir sauver l’industrie pétrolière de sa chute, et avoir restaurer une sécurité économique pour les nations dépendantes du pétrole, dont beaucoup sont africaines. Abandonner cet accord extraordinaire maintenant ne ferait que mener à une augmentation de la production et du surplus d’approvisionnement, annulant de facto tout les progrès accomplis ces deux dernières années, » a dit Ayuk.

« Quand le marché pétrolier est en crise, le chemin vers la dignité et prospérité est clos pour beaucoup de familles africaines. Cela laisse beaucoup d’africains à eux-mêmes, en particulier les moins diplômés, alors que de meilleures avenues vers une vie longue et prospère leurs étaient auparavant offertes, » a t-il ajouté.

L’opinion de beaucoup d’africains sur l’Opep et le secteur de l’énergie s’est considérablement améliorée à mesure que les africains reconnaissent le lien fort entre le secteur des hydrocarbures, les économies africaines et le rêve d’entreprenariat africain.

La Chambre africaine de l’énergie se joint à l’Opep et aux consommateurs et continuera à travailler avec ses membres pour éduquer le public sur la nécessité d’une stabilité durable de l’industrie pétrolière.

La Chambre est convaincue que la Déclaration de coopération de 2016 a sauvé l’industrie des hydrocarbures et beaucoup d’économies africaines d’une chute imminente. Elle doit donc être prolongée à Vienne la semaine prochaine

Juba, 22 novembre 2018 – La Chambre africaine de l’énergie est encouragée par le progrès réalisé par le secteur pétrolier du Soudan du Sud suite aux derniers accords de paix. Le succès de la conférence de South Sudan Oil & Power 2018, ou se sont rassemblés plus de 750 participants africains, européens, américains et arabes des secteurs amont et aval, est une marche dans la bonne direction.

Nous sommes également encouragés par la présence de délégations ministérielles de plusieurs pays comme la Guinée équatoriale, le Soudan, la Somalie, l’Arabie saoudite, le Nigeria, la Russie, l’Ouganda etc. Le succès de cette conférence est une indication de l’attractivité croissante du Sud Soudan pour les investisseurs africains et internationaux, alors que la nation africaine travaille dure pour assurer une paix stable et a redoublé d’efforts pour augmenter sa production et forer davantage de puits.

« La présence de plusieurs compagnies pétrolières internationales à Juba cette semaine est très encourageante et montre que le Sud Soudan fait de son mieux pour restaurer la confiance de la communauté internationale et des investisseurs, et devrait être encouragé par toutes les parties prenantes, » a déclaré le Président de la Chambre NJ Ayuk depuis Juba.

La Chambre a soutenu les efforts du Soudan du Sud pour construire une paix durable, ce qui a résulté en un nouvel accord entre factions rivales le mois dernier. « La communauté pétrolière locale et internationale a l’obligation de soutenir à la fois les accords de paix, et les efforts des dirigeants sud soudanais pour promouvoir la paix et réconciliation. Nous appelons également le gouvernement à continuer ses efforts pour mettre en place un environnement des affaires attractif, promouvoir le contenu local et donner priorité au rôle des femmes dans le secteur pétrolier, » a dit NJ Ayuk.

Nous saluons S.E. le Président Salva Kiir pour avoir rencontré S.E. Azhari Abdel-Gadir Abdalla, ministre du Pétrole et des Minéraux de la République du Soudan ; S.E. Gabriel Obiang Lima, ministre des Mines et des Hydrocarbures de la République de la Guinée équatoriale ; S.E. Lokeris Peter, ministre d’Etat ougandais pour l’ÉÉnergie et le Développement des minéraux ; ainsi que S.E. Mahaman Gaya, Secrétaire général de l’Organisation des producteurs africains de pétrole (APPO), afin d’encourager la collaboration sur les questions pétrolières et gazières.

Les efforts continus de S.E. le Président Savla Kiir et le ministre du Pétrole du Sud Soudan, S.E. Ezekiel Lol Gatkuoth pour travailler avec leurs partenaires africains, ainsi qu’avec les nations membres et non-membres de l’Opep, pour équilibrer et stabiliser le marché pétrolier sont très encourageants pour nos membres alors que nous travaillons ensemble pour éviter un autre surplus d’approvisionnement dans le secteur pétrolier. La Chambre continue de soutenir tous les efforts pour équilibrer les marchés pétroliers, comprenant notamment la réduction de l’approvisionnement puisque cela bénéficie les producteurs africains, nos citoyens et les investisseurs.

Le Soudan du Sud demeure sous-exploré, malgré son statut de plus ancienne et grande nation productrice en Afrique de l’Est. Alors que la production augmente, le dernier entrant au Soudan du Sud, le nigérian Oranto Petroleum, a également débuté l’exploration du block B3 il y a un an.

 

Johannesburg– La Chambre africaine de l’énergie (AEC) et l’Association international des opérateurs de géophysiques (IAGC) ont signé un protocole d’accord afin de soutenir les activités d’exploration en Afrique et augmenter le niveau des connaissances sur les pratiques globales de qualité, santé, sécurité et environnement.

Alors que l’Afrique s’efforce de redynamiser l’exploration de basins sédimentaires et que de nouvelles frontières s’ouvrent à l’exploration et la production, ce protocole facilitera l’accès pour l’Afrique aux dernières technologies géophysiques et à une meilleure connaissance des pratiques internationales de cette industrie. « La IAGC est très fière de collaborer avec l’AEC pour améliorer le climat des affaires et les cadres réglementaires en Afrique, » a déclaré la présidente de l’association, Nikki Martin. « Nous travaillerons avec l’AEC sur des questions clés comme l’amélioration des performances de qualité, santé, sécurité et environnement dans le secteur amont en Afrique, » a-t-elle ajouté.

« Notre partenariat avec l’IAGC est d’une importance stratégique pour nous, » a de son côté déclaré l’actuel président de la Chambre africaine de l’énergie, NJ Ayuk. « Dans nos efforts pour développer de meilleurs cadres juridiques et promouvoir les investissements en amont, notre engagement avec les membres de l’IAGC renforcera le dialogue entre les compagnies d’exploration internationales et les régulateurs africains, et facilitera les transferts de technologies aux compagnies africaines. »

Les deux organisations se sont mises d’accord pour promouvoir le partage d’information sur le secteur amont en Afrique ainsi que ses cadres juridiques, et de rechercher activement des opportunités de coopération entre leurs membres respectifs.

Afin de faciliter ce dialogue, les membres de l’IAGC et de l’AEC auront accès à la conférence internationale d’Africa Oil & Power au Cap du 5 au 7 septembre 2018, et a la Conférence annuelle de l’IAGC à Houston en février 2019.

Á propos de la Chambre africaine de l’énergie : La Chambre africaine de l’énergie est une institution panafricaine de commerce et d’industrie qui cherche a promouvoir les investissements, le développement du contenu local et l’établissement de partenariats internationaux à travers les industries de l’énergie en Afrique. Elle défend également activement les principes de transparence et de responsabilité, et les meilleures pratiques internationales de commerce à travers le continent.

Á propos de l’association internationale des operateurs géophysiques : L’IAGC est l’association internationale représentant tous les segments de l’industrie géophysique et d’exploration, engageant gouvernements et acteurs de la chaîne de valeurs à travers le monde sur les questions majeures liées aux opérations géophysiques et à l’accès à l’exploration.

Contacts :

AEC
Mickael Vogel, Director of Strategy,
mickael@energychamber.org

IAGC
Gail Adams, Vice President, Communications & External Affairs, gail.adams@iagc.org

 

 

Image: Quantum Productions

Johannesburg – La Chambre africaine de l’énergie organise un forum d’une demie journée sur le développement du contenu local sénégalais le 13 septembre 2018 a l’hôtel Radisson Blu de Dakar. Organisé en partenariat avec Les Conférences du Quotidien, le forum sera présidé par Son Excellence Mahammed Dionne, Premier Ministre, et rassemblera les acteurs clés de la chaîne de valeurs sénégalaise, ainsi que les leaders du COS-Petrogaz et de Petrosen.

Sous la guidance du cabinet juridique et de conseil panafricain Centurion, le forum formulera des recommandations précises quant aux stratégies à adopter pour réguler et soutenir le développement d’un contenu sénégalais fort.

« Alors que le Sénégal s’apprête à produire du pétrole et du gaz a l’horizon 2021, il est important de regarder les expériences régionales et internationales de contenu local et d’en tirer des leçons afin que le Sénégal devienne le nouveau champion en matière de contenu africain, » a déclaré NJ Ayuk, PDG du groupe Centurion et président actuel de la Chambre africaine de l’énergie.

Les découvertes d’hydrocarbures au Sénégal donnent à la nation ouest-africaine une opportunité unique de se positionner comme une nouvelle frontière compétitive sur le continent africain et de montrer un nouvel exemple de gouvernance africaine des matières premières.

Étant donné l’expérience limitée du Sénégal en matière d’hydrocarbures, le développement de sa chaîne de valeur pétrolière et gazière devra cependant s’appuyer sur des technologies et capitaux étrangers. Dans ce contexte, s’assurer que ces apports étrangers se traduisent en création d’entreprises sénégalaises et d’emplois pour les sénégalais devient alors une question majeure pour assurer la durabilité de l’industrie et la responsabilité sociale de ses futurs projets.

Le développement de régulations transparentes et robustes, qui mettent le développement des capacités locales au cœur des politiques à venir, fournirait au Sénégal un cadre très efficace pour empêcher la malédiction des matières premières et le développement d’externalités négatives traditionnellement associées avec leur extraction.

Ayant soutenu le développement du contenu local africain à travers le continent, la Chambre africaine de l’énergie se tient prête et résolue à soutenir et offrir sa guidance au Sénégal afin qu’il puisse appliquer un cadre réglementaire favorable au développement de son contenu local.